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Si vous avez aimé Mercredi, regardez Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire

Neil Patrick Harris en Comte Olaf entouré des orphelins Baudelaire sur l’affiche de la série
© Netflix

Vous avez dévoré Mercredi et vous cherchez une série avec le même goût pour le macabre, les héros à part et l’humour noir ? Je vous conseille Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire, une série Netflix trop souvent oubliée. Trois orphelins poursuivis par un comte machiavélique, un narrateur qui vous déconseille de regarder, et un univers gothique qui ressemble à un livre d’images : c’est un vrai cousin de Mercredi, jusque dans son réalisateur. Je lui mets 7,5/10.

Notre avis7,5/10

Un Neil Patrick Harris irrésistible en Comte Olaf et trois enfants attachants dans un conte gothique plein d’humour noir. Le complément parfait à Mercredi.

  • Où la voirNetflix
  • Format3 saisons · 25 épisodes
  • GenreAventure, humour noir
Pour vous si…

vous aimez l’univers gothique et décalé de Mercredi et les héros qui se débrouillent seuls face aux adultes.

Passez votre chemin si…

vous cherchez une série d’ados avec romance et lycée : ici, les héros sont des enfants.

Si vous avez aimé : Mercredi, La Famille Addams (1991), Inside No. 9

De quoi parle Les Orphelins Baudelaire ?

Violet, Klaus et Sunny Baudelaire perdent leurs parents dans un incendie qui détruit leur maison. Les trois enfants sont confiés à un parent éloigné, le Comte Olaf (Neil Patrick Harris), un acteur raté qui n’a qu’une idée en tête : mettre la main sur leur héritage. Commence alors une longue fuite de tuteur en tuteur, avec à chaque fois Olaf qui réapparaît sous un nouveau déguisement. Violet (Malina Weissman) est inventrice, Klaus (Louis Hynes) dévore les livres, et Sunny, encore bébé, mord tout ce qui passe. Pendant ce temps, un narrateur, Lemony Snicket (Patrick Warburton), commente l’histoire et prévient régulièrement le spectateur qu’il ferait mieux de regarder autre chose.

La série adapte la saga de romans signée Lemony Snicket, le nom de plume de l’auteur américain Daniel Handler. Elle a été diffusée sur Netflix de 2017 à 2019, en trois saisons, et raconte l’histoire jusqu’au bout.

Pourquoi elle plaira aux fans de Mercredi

Le même goût pour le macabre et l’humour noir

C’est le premier point commun. Mercredi s’amuse des choses sombres avec un sérieux absolu, et les Baudelaire fonctionnent pareil : les catastrophes s’enchaînent, les adultes sont inutiles ou dangereux, et la série en rit avec un humour pince-sans-rire. Le narrateur qui supplie le spectateur d’éteindre sa télé donne le ton dès le premier épisode. Si vous aimez les répliques glaciales de Mercredi Addams, vous allez apprécier ce cynisme-là.

Des héros à part qui se débrouillent seuls

Comme Mercredi à Nevermore, les Baudelaire sont des enfants différents des autres, trop intelligents pour leur âge, entourés d’adultes qui ne les écoutent jamais. Ce sont eux qui mènent l’enquête, eux qui trouvent les solutions, et eux qui comprennent avant tout le monde qui se cache sous le déguisement d’Olaf. Le trio est vraiment attachant : Violet et son ruban dans les cheveux quand elle réfléchit à une invention, Klaus et ses livres, et Sunny, le bébé de la bande, qui vole souvent la vedette. J’ai beaucoup aimé ces trois enfants, et c’est ce qui donne envie de suivre leurs malheurs jusqu’au bout.

Un lien direct avec la famille Addams

C’est le lien le plus étonnant entre les deux séries. Plusieurs épisodes ont été réalisés par Barry Sonnenfeld, le réalisateur des deux films La Famille Addams du début des années 1990, ceux où Christina Ricci jouait Mercredi. On retrouve sa patte : des décors stylisés, des couleurs qui tranchent avec la noirceur de l’histoire, et un sens du grotesque très proche de l’univers Addams. Mercredi, de son côté, est réalisée en partie par Tim Burton, qui partage ce même goût pour le gothique coloré. Les deux séries viennent de la même famille.

Neil Patrick Harris, un méchant inoubliable

Si je ne devais retenir qu’une raison de regarder la série, ce serait Neil Patrick Harris. Ceux qui l’ont connu dans How I Met Your Mother vont le redécouvrir en Comte Olaf : vaniteux, ridicule, menaçant, et toujours persuadé d’être un génie du déguisement alors que ses camouflages ne trompent personne, sauf les adultes. Il change de costume, d’accent et de personnage à chaque arc, et on sent qu’il s’amuse énormément. Il est à la fois le grand méchant de la série et son meilleur ressort comique. Il chante même le générique.

Ce qu’il faut savoir avant de commencer

La série suit les livres de près, et ça se sent dans sa structure : chaque histoire reprend le même schéma, avec un nouveau tuteur, un nouveau déguisement d’Olaf et une nouvelle fuite. C’est voulu, et ça fait partie du charme, mais il faut savoir que la série ne cherche pas à surprendre à chaque épisode. Autre différence avec Mercredi : ici, les héros sont des enfants. Pas de lycée, pas d’histoires de cœur, mais un vrai conte, que l’on peut regarder en famille.

Et ensuite ?

Si vous avez aimé les deux, remontez à la source avec les films La Famille Addams de Barry Sonnenfeld, avec Christina Ricci en Mercredi. Pour un autre héros à part confronté à la cruauté des autres, version horreur cette fois, il y a notre avis sur Carrie, la série de Mike Flanagan. Et si c’est l’humour noir qui vous plaît avant tout, jetez un œil à notre avis sur Inside No. 9.

Infos pratiques

  • Plateforme : Netflix (octobre 2026)
  • Format : 3 saisons, 25 épisodes, diffusées de 2017 à 2019
  • D’après : les romans de Lemony Snicket (Daniel Handler)
  • Avec : Neil Patrick Harris, Patrick Warburton, Malina Weissman, Louis Hynes, Presley Smith
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