Aller au contenu
Pourquoi Dark reste l’une des séries Netflix les plus difficiles à comprendre

Pourquoi Dark reste l’une des séries Netflix les plus difficiles à comprendre

Il existe des séries compliquées parce qu’elles cachent volontairement des informations au spectateur. Dark fait quelque chose de beaucoup plus redoutable : elle donne souvent les réponses, parfois longtemps avant que l’on soit capable de comprendre les questions auxquelles elles répondent. Un visage aperçu dans une photographie, un nom prononcé presque négligemment, une cicatrice, un pendentif ou une conversation apparemment secondaire peuvent prendre une tout autre signification dix épisodes plus tard, lorsqu’un nouveau voyage dans le temps vient modifier notre compréhension de ce que nous avions déjà vu.

C’est probablement pour cette raison que la série allemande de Baran bo Odar et Jantje Friese, achevée depuis 2020, reste encore aujourd’hui associée à la même réputation : celle d’une œuvre brillante pour certains, fascinante mais épuisante pour d’autres, et dans tous les cas difficile à regarder en faisant autre chose.

Netflix ne cherche d’ailleurs pas vraiment à masquer cette particularité. Sur sa page officielle consacrée à Dark, la plateforme classe elle-même la série parmi les programmes « cérébraux », « à énigmes » et fondés sur une « boucle temporelle ». Ses trois saisons forment pourtant une histoire relativement courte à l’échelle des grandes séries : 26 épisodes seulement, diffusés entre 2017 et 2020.

Le problème n’est donc pas la quantité.

Il vient de la manière dont Dark utilise chaque minute de ces 26 épisodes pour imbriquer des familles, des générations, plusieurs versions des mêmes personnages, des époques différentes puis, dans sa dernière saison, plusieurs réalités. Pour comprendre réellement ce qui se passe à Winden, il ne suffit pas de savoir quand une scène se déroule. Il faut souvent savoir qui regarde qui, à quel âge, depuis quel monde, avec quelles informations et à quel moment de sa propre vie.

Attention : cet article contient des spoilers majeurs sur l’intégralité de Dark, y compris sa conclusion.

Au début, Dark donne pourtant l’impression d’être une série policière

La première force de Dark consiste à ne pas révéler immédiatement l’ampleur de son dispositif.

Lorsque la série commence, en 2019, Winden ressemble surtout à une petite ville allemande frappée par un nouveau drame : Mikkel Nielsen, 11 ans, disparaît. Sa disparition rappelle celle de Mads Nielsen, le frère d’Ulrich, volatilisé trente-trois ans auparavant.

Pendant ses premiers épisodes, Dark peut donc être regardée comme un thriller policier teinté de fantastique. Des enfants disparaissent, la centrale nucléaire semble cacher quelque chose, les grottes de Winden deviennent de plus en plus inquiétantes et plusieurs adultes paraissent dissimuler une partie de leur passé.

Puis arrive la véritable rupture.

Mikkel n’a pas été enlevé au sens traditionnel du terme : il a traversé un passage dans les grottes et s’est retrouvé en 1986.

À partir de là, la série ne fonctionne plus comme une enquête où le spectateur cherche simplement à découvrir ce qui s’est passé. Elle commence à lui demander de reconstruire simultanément plusieurs époques.

La première saison se concentre principalement sur 1953, 1986 et 2019, trois périodes séparées par des cycles de trente-trois ans. Des personnages que nous connaissons adultes apparaissent enfants ou adolescents ; certains événements que nous pensions appartenir au passé sont provoqués par des personnes venues du futur ; et les conséquences d’une action peuvent être montrées plusieurs épisodes avant sa cause.

C’est la première raison pour laquelle Dark devient difficile : la série ne traite pas ses différentes époques comme de simples flashbacks.

1953 n’est pas un souvenir. 1986 n’est pas une parenthèse narrative. 2019 n’est pas nécessairement le présent.

Les trois périodes existent comme des espaces dramatiques simultanés.

Le vrai piège de Dark n’est pas le temps, mais les familles

On pourrait croire que retenir les dates suffit à remettre de l’ordre dans la série. Ce serait presque trop simple.

Le véritable casse-tête de Dark repose sur les quatre familles qui structurent Winden : les Kahnwald, les Nielsen, les Doppler et les Tiedemann.

Au commencement, leurs relations paraissent relativement conventionnelles. Jonas Kahnwald vit avec sa mère Hannah. Ulrich et Katharina Nielsen ont trois enfants : Magnus, Martha et Mikkel. Charlotte et Peter Doppler élèvent Franziska et Elisabeth. Claudia Tiedemann appartient à une troisième génération d’une famille liée depuis longtemps à la centrale.

Puis les voyages dans le temps commencent à modifier notre compréhension de ces arbres généalogiques.

La première révélation fondamentale concerne Mikkel.

Après son arrivée en 1986, l’enfant ne retrouve jamais son époque. Il est recueilli par Ines Kahnwald, prend progressivement le nom de Michael Kahnwald, devient adulte, épouse Hannah et donne naissance à Jonas.

Mikkel Nielsen et Michael Kahnwald sont donc la même personne.

Cela signifie que Jonas est le fils de Mikkel, mais que Mikkel est également le frère de Martha. Martha, dont Jonas est amoureux, est par conséquent sa tante.

À ce moment précis, Dark cesse définitivement d’être une série où un arbre généalogique peut être consulté rapidement pour se rappeler qui est le cousin de qui. La généalogie devient elle-même une conséquence du voyage temporel.

Et la série ne fait ensuite qu’aggraver la situation.

Dans Dark, certains personnages sont littéralement la cause de leur propre existence

Le paradoxe qui entoure Jonas donne une bonne idée de la logique générale de la série.

Au fil de l’histoire, le jeune Jonas découvre d’abord que le mystérieux Étranger est une version plus âgée de lui-même. Il apprend ensuite qu’Adam, le chef défiguré de Sic Mundus, est encore une autre version future de Jonas.

Trois âges d’un même personnage peuvent ainsi se croiser, se manipuler et poursuivre des objectifs apparemment différents.

Mais la généalogie va encore plus loin.

Jonas et Martha, dans certaines branches de l’histoire, donnent naissance à un fils que la série ne nomme jamais véritablement et que l’on désigne généralement comme l’Inconnu. Celui-ci devient ensuite le père de Tronte Nielsen avec Agnes.

Tronte est le père d’Ulrich.

Ulrich est le père de Mikkel.

Mikkel devient Michael.

Michael est le père de Jonas.

Autrement dit, Jonas participe à la création de la lignée familiale qui finira par permettre sa propre naissance.

Il n’existe pas de premier événement facilement identifiable dans cette chaîne. Chaque élément dépend d’un autre qui, à son tour, dépend du précédent.

C’est ce que la série appelle progressivement le nœud.

Le temps n’y ressemble plus à une ligne allant du passé vers le futur. Il fonctionne comme un cercle fermé dans lequel certaines causes existent uniquement parce que leurs conséquences sont déjà arrivées.

Charlotte et Elisabeth poussent le paradoxe encore plus loin

S’il fallait choisir une seule relation pour expliquer pourquoi l’arbre généalogique de Dark paraît impossible à mémoriser, celle de Charlotte et Elisabeth Doppler suffirait presque.

Au début de la série, rien ne semble particulièrement mystérieux : Charlotte est la mère d’Elisabeth.

Dans le futur, Elisabeth grandit et entretient une relation avec Noah. Ensemble, ils ont une fille.

Cette fille est Charlotte.

Charlotte est donc la mère d’Elisabeth, tandis qu’Elisabeth est elle-même la mère de Charlotte.

Aucune des deux femmes ne constitue réellement le commencement de la lignée.

La boucle les crée mutuellement.

Dark utilise plusieurs variantes de ce type de paradoxe. Des objets, des informations ou des textes circulent également entre les époques sans que l’on puisse déterminer leur véritable origine. La question n’est plus simplement de savoir qui a fabriqué quelque chose, mais de comprendre si cet objet a seulement connu un moment où il a été créé pour la première fois.

Le résultat est volontairement déstabilisant : notre manière habituelle de chercher une origine ne fonctionne plus.

Les voyages temporels eux-mêmes n’obéissent pas tous aux mêmes règles

Même lorsqu’on commence à comprendre les familles, Dark ajoute une nouvelle difficulté : il n’existe pas un seul moyen de voyager dans le temps.

Le passage situé dans les grottes relie d’abord certaines périodes séparées de trente-trois ans.

La machine construite à partir des plans de H.G. Tannhaus permet d’autres déplacements.

La matière noire, ou « particule de Dieu », ouvre encore de nouvelles possibilités.

Puis la troisième saison introduit une sphère dorée capable non seulement de traverser les époques, mais également de passer d’un monde à un autre.

À mesure que ces dispositifs apparaissent, la règle mentale que le spectateur venait enfin de comprendre cesse donc d’être suffisante.

Un personnage peut avoir quitté 2020 en utilisant une méthode, arriver à une autre date grâce à un deuxième dispositif et rencontrer quelqu’un dont le propre trajet temporel suit une logique différente.

La difficulté de Dark ne vient ainsi presque jamais d’une incohérence. Elle vient du fait que la série empile des règles cohérentes avant de demander au spectateur de les appliquer simultanément.

La saison 3 ajoute une question supplémentaire : de quel monde vient ce personnage ?

La fin de la saison 2 semblait déjà suffisamment compliquée.

Quelques instants avant l’apocalypse, Martha est tuée sous les yeux de Jonas par Adam. Une autre Martha apparaît alors et sauve Jonas.

Elle ne vient pas du futur.

Elle vient d’un autre monde.

La troisième saison introduit ainsi une seconde réalité, généralement associée à Eva, la version âgée de cette autre Martha.

Dans le monde d’Adam, Mikkel disparaît et devient Michael, ce qui permet à Jonas de naître.

Dans le monde d’Eva, Mikkel ne suit pas ce même parcours. Jonas n’existe donc pas de la même manière, et Martha occupe une place beaucoup plus centrale.

Les deux réalités contiennent pourtant de nombreuses versions des mêmes habitants de Winden. Ulrich, Hannah, Charlotte, Elisabeth ou Bartosz existent dans les deux mondes, mais leurs relations, leurs expériences et parfois même certains éléments visuels sont différents.

La mise en scène joue volontairement avec cet effet de miroir.

Certains décors sont inversés, des blessures changent de côté et des événements familiers se reproduisent avec des variations suffisamment importantes pour modifier leur résultat.

Le spectateur doit alors effectuer un calcul supplémentaire à chaque scène.

Ce personnage est-il jeune ou âgé ?

À quelle époque se trouve-t-il ?

Et surtout : dans quel monde sommes-nous ?

L’apocalypse permet même à plusieurs versions d’un même événement d’exister

C’est probablement ici que Dark atteint son niveau maximal de complexité.

La troisième saison explique qu’au moment de l’apocalypse, une infime faille se produit dans le déroulement normal du temps. Pendant cette fraction de seconde, la chaîne habituelle de cause à effet peut être brisée et plusieurs résultats peuvent coexister.

Eva utilise cette particularité pour maintenir le nœud.

Dans une branche, Martha vient chercher Jonas avant l’apocalypse.

Dans une autre, elle ne le fait pas.

Ces deux possibilités entraînent des versions différentes des personnages, capables ensuite d’évoluer séparément.

La série utilise notamment l’idée du chat de Schrödinger pour aider le spectateur à comprendre ce principe : plusieurs états contradictoires peuvent coexister tant que le système qui les contient n’a pas été réduit à une seule possibilité.

C’est pour cette raison que certaines scènes de la troisième saison donnent l’impression de contredire ce que l’on vient de voir.

Elles ne remplacent pas nécessairement l’événement précédent.

Elles peuvent constituer une autre branche du même événement.

Adam et Eva pensent connaître l’origine du nœud, mais ils se trompent tous les deux

Pendant une grande partie de la série, Jonas cherche à détruire la boucle.

Adam finit par croire que la véritable origine se trouve dans l’enfant conçu par Jonas et Martha. S’il supprime cet enfant, pense-t-il, il supprimera le nœud.

Eva poursuit l’objectif inverse.

Elle veut que le cycle se reproduise encore et encore parce que sa propre existence et celle de son fils en dépendent.

Les deux personnages paraissent donc représenter deux forces opposées : Adam veut détruire, Eva veut conserver.

Mais ils commettent en réalité la même erreur.

Ils cherchent l’origine à l’intérieur du système.

C’est Claudia Tiedemann qui finit par comprendre qu’aucun des deux mondes n’est le monde original.

Il en existe un troisième.

Le troisième monde transforme complètement ce que racontait Dark depuis le début

Dans ce monde d’origine, H.G. Tannhaus perd son fils Marek, sa belle-fille Sonja et leur fille Charlotte dans un accident de voiture.

Anéanti, l’horloger tente de construire une machine capable de revenir dans le passé afin d’empêcher le drame.

Mais son expérience ne fonctionne pas comme prévu.

Au lieu de lui permettre de voyager dans le temps, elle donne naissance aux deux réalités que la série nous a fait suivre : le monde d’Adam et celui d’Eva.

Toute l’histoire de Dark découle donc d’un monde que le spectateur n’a pratiquement jamais vu.

Jonas et Martha comprennent finalement qu’ils ne doivent pas modifier leur propre passé, puisque celui-ci fait partie du nœud et contribue toujours à se recréer.

Ils doivent intervenir avant la création du nœud.

Ils se rendent dans le monde d’origine et empêchent Marek et Sonja de mourir dans l’accident. Tannhaus ne perdant plus sa famille, il n’a aucune raison de fabriquer la machine responsable de la création des deux mondes parallèles.

Le nœud cesse donc d’exister.

Et avec lui disparaissent Jonas, Martha et une grande partie des personnages dont l’existence dépendait directement des paradoxes temporels.

Le plus impressionnant est que cette complexité n’a pas été improvisée au fil des saisons

À regarder les deux dernières saisons, il serait facile d’imaginer que les scénaristes ajoutaient simplement de nouvelles couches de complexité à chaque fois qu’ils avaient besoin d’un rebondissement.

Les déclarations des créateurs racontent plutôt l’inverse.

Baran bo Odar et Jantje Friese ont expliqué à plusieurs reprises avoir conçu Dark autour de trois saisons. Odar précisait même avant la fin de la série qu’ils ne voulaient pas prolonger artificiellement le mystère uniquement parce que le programme fonctionnait.

Plusieurs éléments de la troisième saison étaient également envisagés suffisamment tôt pour que les créateurs puissent semer leurs premières traces dès la saison 1.

Cette préparation se retrouve jusque dans l’outil officiel créé autour de la série.

Le site interactif dark.netflix.io a été conçu pour permettre au spectateur d’indiquer précisément la saison et l’épisode qu’il vient de terminer, avant de consulter les personnages, les événements et leurs relations sans voir les révélations suivantes. Sa construction a nécessité de remettre en ordre environ 750 événements et une narration étendue sur 165 ans et plusieurs mondes.

L’existence même d’un tel outil dit beaucoup de la série : Netflix a dû développer un arbre généalogique interactif simplement pour permettre au public de suivre l’histoire sans se spoiler.

Pour comprendre Dark, il vaut mieux suivre les personnages que la chronologie

Chercher immédiatement à reconstruire toute la timeline est probablement la meilleure manière de se perdre.

Une méthode plus simple consiste à prendre un seul personnage et à suivre son expérience personnelle.

Pour Jonas, par exemple, sa propre vie reste relativement linéaire. Il naît, grandit, découvre les voyages temporels, rencontre différentes versions de lui-même et vieillit.

Le problème apparaît lorsque le spectateur regarde simultanément le jeune Jonas, l’Étranger et Adam comme trois personnages présents dans une même intrigue.

La même méthode fonctionne avec Claudia, Noah, Martha ou Elisabeth.

Il faut distinguer l’ordre dans lequel nous voyons les événements de l’ordre dans lequel un personnage les vit.

Ces deux chronologies ne sont presque jamais identiques.

Autre réflexe utile : mémoriser d’abord les liens familiaux plutôt que toutes les dates. Si l’on comprend que Mikkel est Michael, que Jonas devient Adam, que Martha devient Eva et que Charlotte et Elisabeth sont simultanément mère et fille l’une de l’autre, une part considérable du puzzle commence déjà à se remettre en place.

Et pour ceux qui cherchent une autre série Netflix exigeante mais beaucoup plus courte, Maniac propose elle aussi une science-fiction très psychologique, sans toutefois construire un labyrinthe temporel comparable. Dernier Rush est revenu sur les raisons pour lesquelles Maniac n’a jamais eu de saison 2.

Dark est compliquée parce qu’elle demande au spectateur de changer sa manière de penser

C’est finalement ce qui distingue Dark de beaucoup d’autres séries à mystères.

Elle ne devient pas difficile uniquement parce qu’elle multiplie les personnages ou parce qu’elle aime cacher des indices.

Elle demande progressivement d’abandonner plusieurs réflexes narratifs élémentaires.

Une cause ne vient pas nécessairement avant sa conséquence.

Un parent peut être le descendant de son propre enfant.

Deux événements contradictoires peuvent exister simultanément.

Le passé ne peut pas toujours être modifié parce que la tentative pour le modifier faisait déjà partie du passé.

Et lorsqu’un personnage demande où commence réellement la boucle, la réponse peut être : nulle part à l’intérieur de cette boucle.

C’est également ce qui explique pourquoi la série fonctionne mieux lorsqu’elle est regardée comme une immense tragédie familiale plutôt que comme une démonstration de physique théorique. Les voyages temporels sont complexes, mais ils servent presque toujours les mêmes obsessions : le deuil, la culpabilité, le désir de retrouver quelqu’un que l’on a perdu et l’incapacité des personnages à accepter que certaines souffrances ne puissent pas être réparées.

Adam veut supprimer le nœud parce qu’il croit que l’existence entraîne nécessairement la souffrance.

Eva le protège parce qu’elle refuse de perdre son fils.

Tannhaus crée involontairement les deux mondes parce qu’il refuse d’accepter la mort de sa famille.

Derrière les machines temporelles et les arbres généalogiques impossibles, tout commence donc toujours au même endroit : quelqu’un essaie de ramener une personne disparue.

Plus de six ans après son dernier épisode, Dark reste d’ailleurs disponible intégralement sur Netflix en France.

Sa réputation de série difficile n’a probablement pas fini de l’accompagner.

Mais elle est aussi légèrement trompeuse.

Dark n’est pas incompréhensible parce que son histoire serait désordonnée. Elle est difficile parce que son ordre existe, mais qu’il n’est presque jamais celui auquel nous sommes habitués. Une fois que l’on cesse de chercher une ligne droite et que l’on accepte de regarder Winden comme un ensemble de relations enfermées dans un cercle, le chaos apparent commence progressivement à révéler une mécanique remarquablement précise.

Ajouter Dernier Rush sur Google