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The Paper saison 2 : les dix épisodes sont disponibles, et le Toledo Truth Teller cherche enfin sa propre identité

The Paper saison 2 : les dix épisodes sont disponibles, et le Toledo Truth Teller cherche enfin sa propre identité

Un an après avoir commencé à filmer la rédaction la plus chaotique de Toledo, les caméras de The Paper sont de retour. Depuis le 9 septembre 2026, Peacock propose l’intégralité de la saison 2 de la comédie créée par Greg Daniels et Michael Koman, avec dix nouveaux épisodes disponibles simultanément aux États-Unis.

La bande-annonce diffusée quelques semaines avant le lancement donnait déjà une indication assez claire de la direction choisie : moins de temps passé à expliquer pourquoi cette série existe dans le même univers que The Office, davantage de place consacrée au journal lui-même, à ses enquêtes et aux relations désormais beaucoup plus compliquées entre ses employés.

Cette évolution est aujourd’hui confirmée par la saison complète.

Le Toledo Truth Teller n’est plus simplement une rédaction condamnée que Ned Sampson tente désespérément de sauver avec quelques employés inexpérimentés. Après leur victoire aux Ohio Journalism Awards, Ned et son équipe commencent à croire qu’ils peuvent réellement produire du journalisme local ambitieux.

Le problème est que la confiance arrive souvent beaucoup plus vite que la compétence.

Et la saison 2 repose précisément sur cet écart.

NBCUniversal confirme officiellement que les dix épisodes sont disponibles depuis le 9 septembre, tandis que Peacock présente cette deuxième saison comme celle où les membres de la rédaction commencent progressivement à devenir de véritables reporters.

Ned cherche enfin une enquête capable de définir le journal

La première saison racontait essentiellement la reconstruction du Toledo Truth Teller.

Ned, interprété par Domhnall Gleeson, arrivait avec une vision presque romantique du journalisme local. Il voulait transformer une publication en difficulté en quotidien capable de servir réellement la communauté.

Le reste de l’équipe n’était pas nécessairement prêt à le suivre.

Certains employés étaient bénévoles.

D’autres n’avaient pratiquement aucune expérience.

Esmeralda Grand, ancienne rédactrice en chef incarnée par Sabrina Impacciatore, regardait même une partie de cette ambition avec un mélange de méfiance et d’incompréhension.

Le succès obtenu aux Ohio Journalism Awards à la fin de la première saison change la dynamique.

Ned n’a plus seulement envie de sauver le journal.

Il veut désormais prouver qu’il peut produire une enquête importante.

Le synopsis officiel publié par NBCUniversal précise qu’il décide de s’attaquer à un club privé local, avec le risque de mettre directement en danger l’entreprise qu’il essayait jusque-là de protéger.

Cette intrigue devient l’un des fils rouges de la saison.

Et c’est probablement le changement le plus intéressant apporté par ces dix épisodes.

The Paper fonctionne davantage lorsqu’elle accepte que son véritable sujet ne soit pas uniquement le comportement absurde de salariés filmés par une équipe documentaire.

Son sujet peut aussi être la fragilité de la presse locale.

La rédaction sort beaucoup plus de ses bureaux

La bande-annonce officielle insistait déjà sur cette transformation.

Peacock avait dévoilé plusieurs situations de terrain dans lesquelles les journalistes du Truth Teller se retrouvent confrontés à des événements qu’ils ne maîtrisent pas complètement.

Une morgue.

Un stand de tir.

Une course cycliste.

Une alerte à la tornade.

Et surtout plusieurs enquêtes qui obligent enfin les personnages à faire autre chose que discuter autour de leurs bureaux.

Cette évolution permet à la série de conserver son humour de workplace comedy tout en élargissant son univers.

Dans The Office, Dunder Mifflin pouvait fonctionner presque entièrement entre les murs d’une entreprise parce que le travail lui-même était surtout un prétexte pour observer les employés.

The Paper possède un problème différent.

Le journalisme est beaucoup plus difficile à rendre crédible si personne ne va jamais sur le terrain.

La saison 2 semble l’avoir compris.

Même lorsqu’un reportage tourne à la catastrophe, les personnages essaient réellement d’obtenir une information, de rencontrer des sources ou de comprendre un événement.

C’est cette progression qui permet progressivement à la série de cesser d’être simplement « The Office dans un journal ».

Ned et Mare ne peuvent plus faire semblant qu’il ne se passe rien

Le changement professionnel s’accompagne évidemment d’un changement sentimental beaucoup moins simple à gérer.

La relation entre Ned Sampson et Mare Pritti, interprétée par Chelsea Frei, devient beaucoup plus importante.

La première saison avait construit progressivement leur rapprochement avant de terminer sur un baiser.

La deuxième ne passe pas dix épisodes à recommencer exactement le même « vont-ils finir ensemble ? ».

Leur attirance devient une réalité.

Et le problème est immédiatement évident : Ned reste le supérieur hiérarchique de Mare.

La bande-annonce montrait déjà Ned chercher des conseils auprès des ressources humaines afin de comprendre comment gérer cette relation.

La saison développe ensuite beaucoup plus franchement les conséquences de cette proximité, aussi bien sur leur vie personnelle que sur leur manière de travailler.

Ce choix permet également à The Paper de se distinguer un peu de son modèle.

La comparaison avec Jim et Pam est inévitable dès qu’une comédie de bureau associe deux collègues sur plusieurs saisons.

Mais Greg Daniels et Michael Koman ne cherchent pas simplement à reproduire exactement la même mécanique romantique.

La relation entre Ned et Mare se développe plus rapidement, rencontre ses propres difficultés et oblige les deux personnages à réfléchir à leurs ambitions professionnelles.

Esmeralda devient beaucoup plus intéressante lorsqu’elle cesse d’être uniquement l’opposante de Ned

Sabrina Impacciatore reste l’un des principaux moteurs comiques de la série.

Esmeralda Grand avait commencé The Paper dans une position assez simple : ancienne rédactrice en chef, elle voyait l’arrivée de Ned comme une humiliation et contestait régulièrement ses choix.

Une série entière fondée sur cette confrontation aurait rapidement atteint ses limites.

La saison 2 cherche donc à lui construire quelque chose de plus large.

Peacock explique officiellement qu’Esmeralda doit désormais trouver sa place dans une rédaction qui commence enfin à évoluer sans elle.

Cette situation ouvre la voie à plusieurs histoires beaucoup plus absurdes, notamment une enquête dans laquelle elle se retrouve déguisée au sein d’un collège.

Sabrina Impacciatore a raconté à People avoir été suffisamment inquiète par certaines scènes de cette intrigue pour craindre qu’elles ne fonctionnent pas, avant de finalement considérer cette expérience comme l’un des défis comiques les plus intéressants de la saison.

La série utilise mieux Esmeralda lorsqu’elle cesse d’être simplement la personne chargée de dire non à Ned.

Elle peut devenir journaliste à sa manière.

Même lorsque cette manière est complètement déraisonnable.

Andy Richter et Jon Lovitz rejoignent vraiment l’univers de la série

La saison 2 élargit également son groupe de personnages invités.

Peacock a publié la liste officielle du casting et des guest stars, avec notamment :

Andy Richter,

Jon Lovitz,

Lisa Gilroy,

Mo Welch,

Matt Braunger,

Toks Olagundoye,

Allan Havey,

Nate Jackson,

Nancy Lenehan

et plusieurs autres invités.

Les créateurs ont depuis donné davantage de détails sur certains de ces personnages.

Entertainment Weekly a notamment interrogé Greg Daniels et Michael Koman sur leur manière d’intégrer ces nouveaux visages.

Andy Richter joue Carl, un personnage lié à Esmeralda dont l’histoire devient plus personnelle qu’une simple apparition comique.

Jon Lovitz interprète Todd Dumph, journaliste de Cincinnati qui développe une relation assez inattendue avec Mare.

Et la journaliste américaine Terry Gross apparaît dans son propre rôle lorsqu’une histoire d’Esmeralda commence à attirer beaucoup plus d’attention que prévu.

Ces participations renforcent surtout le sentiment que le monde de The Paper commence à exister au-delà de la rédaction principale.

Oscar Martinez reste le lien le plus évident avec The Office

La série n’a évidemment pas totalement abandonné son héritage.

Oscar Nuñez reprend toujours le rôle d’Oscar Martinez, ancien comptable de Dunder Mifflin devenu employé du groupe propriétaire du Toledo Truth Teller.

Il reste le seul personnage historique de The Office intégré durablement au casting.

Peacock a également détaillé les différentes références et apparitions provenant de l’ancienne série.

Bob Vance fait notamment partie des personnages ayant traversé cet univers, tandis que Stanley Hudson est évoqué et que Michael Scott continue de hanter les souvenirs d’Oscar.

Mais le plus important est probablement ce que la série ne fait pas.

Steve Carell n’est pas revenu comme Michael Scott.

John Krasinski et Jenna Fischer ne sont pas utilisés pour créer artificiellement un épisode événement.

Dwight Schrute n’arrive pas soudainement à Toledo.

The Paper garde donc suffisamment de connexions pour rappeler que les deux programmes existent dans la même continuité, sans transformer chaque saison en chasse au caméo.

C’est probablement la meilleure stratégie à long terme.

Dernier Rush est d’ailleurs revenu récemment sur Fan Level Midnight, le documentaire en six épisodes consacré aux coulisses et à l’héritage de The Office, lui aussi lancé sur Peacock quelques jours avant la saison 2 de The Paper.

La plateforme profite clairement de septembre 2026 pour remettre tout cet univers au premier plan.

Les critiques restent positives, sans parler d’un triomphe unanime

La réception de cette deuxième saison est globalement favorable, mais elle a évolué depuis les tout premiers avis.

Le jour de la sortie, nous relevions un score provisoire de 85 % sur Rotten Tomatoes pour la saison 2.

Au 17 septembre 2026, Rotten Tomatoes affiche désormais 78 % d’avis critiques positifs sur 23 critiques.

Le Popcornmeter public se situe à 93 %, mais sur un volume d’évaluations encore très faible.

Ces chiffres doivent donc être lus avec prudence.

La tendance générale est plus intéressante que le pourcentage exact.

Plusieurs critiques considèrent que la deuxième saison gagne en assurance lorsqu’elle approfondit le journalisme local et ses propres personnages.

The Guardian la considère même comme l’une des meilleures comédies actuellement diffusées.

D’autres sont beaucoup moins convaincus.

Vulture reproche encore à la série de manquer d’une véritable thèse et de multiplier les intrigues sans toujours trouver une cohérence suffisamment forte.

La saison semble donc avoir amélioré certains éléments sans résoudre toutes les comparaisons avec The Office.

La saison 2 avait été commandée avant même la première saison

La rapidité de cette deuxième année reste d’ailleurs assez exceptionnelle.

Peacock avait commandé officiellement la saison 2 le 3 septembre 2025.

C’était un jour avant la mise en ligne de la première saison.

La plateforme ne disposait donc encore d’aucune véritable donnée publique sur le comportement du public.

Elle avait simplement suffisamment confiance dans la production pour éviter une interruption d’un ou deux ans entre les saisons.

Résultat : la première saison est sortie le 4 septembre 2025.

La deuxième le 9 septembre 2026.

À quelques jours près, The Paper a donc réussi à conserver un rythme annuel classique, chose devenue beaucoup moins fréquente dans le streaming contemporain.

Une saison 3 est-elle déjà commandée ?

Non.

C’est une différence importante avec l’année dernière.

Au 17 septembre 2026, Peacock n’a toujours pas annoncé officiellement de saison 3.

La deuxième saison vient seulement de sortir et la plateforme peut naturellement attendre davantage de données avant de prendre sa décision.

Il ne faut donc pas transformer le rythme rapide des deux premières années en garantie d’un retour en septembre 2027.

Aucun renouvellement n’est annoncé.

Aucun tournage n’est prévu publiquement.

Et aucune date de sortie ne peut évidemment être donnée.

La série possède toutefois plusieurs éléments permettant de continuer au-delà de cette deuxième saison, notamment autour des choix professionnels de Mare, de la relation avec Ned et de l’évolution du Truth Teller.

Mais cela relève pour l’instant uniquement de ce que le scénario laisse ouvert.

The Paper reste toujours indisponible en France

C’est le principal problème pour les spectateurs français.

Peacock n’est pas disponible comme service autonome en France.

Et au 17 septembre 2026, JustWatch ne référence toujours aucune offre légale française pour The Paper.

Les deux saisons existent bien dans d’autres territoires, mais aucune plateforme française n’a encore annoncé leur acquisition.

La situation n’a donc pas changé depuis le lancement.

Le 9 septembre correspond uniquement à la diffusion américaine sur Peacock.

Il ne faut pas présenter cette date comme une sortie mondiale sur un service accessible depuis la France.

NBCUniversal pourrait évidemment vendre la série à un diffuseur français ultérieurement.

Mais aucune annonce de Canal+, Netflix, Prime Video, Disney+, HBO Max ou d’un autre service n’existe actuellement.

The Paper commence enfin à devoir être jugée autrement que comme « le spin-off de The Office »

C’est probablement le véritable enjeu de cette saison 2.

Lorsqu’une série partage officiellement l’univers d’une comédie aussi célèbre que The Office, la comparaison est impossible à éviter.

Même équipe de documentaristes.

Même format de faux documentaire.

Même producteur historique avec Greg Daniels.

Et Oscar Martinez installé au milieu de la nouvelle rédaction.

Mais une série ne peut pas survivre durablement uniquement grâce à la nostalgie d’une autre.

La première saison devait montrer que le Toledo Truth Teller pouvait fonctionner comme nouveau décor.

La deuxième doit démontrer que ses personnages et son sujet peuvent continuer à exister même lorsque le spectateur cesse de chercher Michael Scott derrière chaque porte.

C’est là que l’idée du journal local devient essentielle.

Parce que The Paper possède un thème que The Office n’avait pas.

Le Truth Teller appartient à un secteur qui lutte réellement pour sa survie.

Ned ne cherche pas simplement à motiver ses collègues.

Il essaie de convaincre une équipe, une entreprise et une communauté qu’un petit journal peut encore servir à quelque chose.

La saison 2 développe cette idée beaucoup plus franchement en envoyant ses journalistes sur le terrain, en donnant davantage de poids aux enquêtes et en laissant les personnages devenir progressivement moins mauvais dans leur métier.

Ils restent absurdes.

Ils prennent toujours de mauvaises décisions.

Et les caméras continuent évidemment à capturer les moments qu’ils préféreraient cacher.

Mais le journal commence enfin à ressembler à un journal.

C’est probablement ce dont The Paper avait le plus besoin.

La deuxième saison n’a plus à prouver qu’elle appartient au monde de The Office. Elle doit maintenant prouver qu’un jour, on pourra parler du Toledo Truth Teller sans avoir besoin de mentionner Dunder Mifflin dans la phrase suivante.

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