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Stuart Fails to Save the Universe : la Bernadette qui n’est pas devenue scientifique

Stuart Fails to Save the Universe – illustration de l’article de Dernier Rush
© HBO Max

Dans The Big Bang Theory, Bernadette Rostenkowski devient microbiologiste. Mais pas dans toutes les réalités. L’épisode 7 de Stuart Fails to Save the Universe ramène Melissa Rauch pour la deuxième fois de la saison et imagine une Bernadette qui n’a jamais suivi la voie scientifique : elle a laissé les concours de beauté prendre toute la place dans sa jeunesse, avant de devenir professeure de danse dans un centre commercial. Une vie complètement différente, mais qui ne sort pas de nulle part.

Attention, la suite contient des spoilers sur l’épisode 7 de Stuart Fails to Save the Universe.

Une autre réalité, une autre Bernadette

Dans la sitcom d’origine, Bernadette travaille au Cheesecake Factory pendant ses études, puis fait carrière en microbiologie dans l’industrie pharmaceutique. La version de l’épisode 7 appartient à une autre réalité : Stuart, Denise, Bert et Kripke arrivent dans un univers où chacun entend les pensées des autres, et leur recherche d’une pièce pour leur machine les mène jusqu’à Caltech, où ils croisent plusieurs visages familiers. Bernadette en fait partie, mais celle-ci n’a jamais pris la route de la science. Comme le détaille TVLine, c’est une ancienne habituée des concours de beauté devenue professeure de danse pour enfants, avec une vie bien plus chaotique que celle de la série originale.

Un détail de son passé devenu point de bascule

Les scénaristes n’ont pas choisi les concours de beauté au hasard. The Big Bang Theory avait déjà révélé que Bernadette avait participé à Miss California Quiznos 1999, et le final de la saison 2 de Young Sheldon la montrait enfant dans cet univers. Chuck Lorre a repris ce détail presque anecdotique pour en faire le point de divergence, en citant lui-même Pile et Face (Sliding Doors) : un changement précoce suffit à produire une vie entière différente. Dans la continuité d’origine, Bernadette quitte ce milieu et devient scientifique. Ici, elle n’en sort jamais.

C’est ce qui rend cette version plus intéressante qu’un simple gag. Elle reste reconnaissable parce qu’elle part d’un vrai trait du personnage, puis le pousse dans une autre direction. La série rappelle au passage que la réussite de la Bernadette scientifique n’avait rien d’évident : elle est le résultat de choix, d’opportunités et de circonstances.

Une idée présente dès le début du projet

Cette Bernadette n’a pas été inventée pour remplir l’épisode. Melissa Rauch raconte que lorsque Chuck Lorre l’a appelée pour lui proposer de participer au spin-off, la professeure de danse faisait déjà partie des premières variantes imaginées. Le principe l’a tout de suite séduite : les anciens de The Big Bang Theory pourraient revenir sous des formes assez différentes pour ne pas simplement rejouer leurs anciens rôles. La Bernadette géante et maléfique de l’épisode 3, issue d’un univers fantastique, est en fait arrivée plus tard dans l’écriture. Melissa Rauch joue donc deux variantes très différentes dans la saison : l’une exploite le côté spectaculaire du multivers, l’autre repose sur une simple décision de vie.

Le multivers plutôt que la nostalgie

C’est la grande différence avec un simple revival. La série aurait pu faire croiser à Stuart des versions de Penny, Amy ou Bernadette identiques à celles du public. Le multivers permet beaucoup plus de liberté : les anciens acteurs peuvent revenir sans prolonger la dernière situation de leur personnage, et la série joue sur la nostalgie sans figer qui que ce soit dans la même version pendant vingt ans.

Un épisode télépathique compliqué à tourner

Le retour de Bernadette n’est qu’une partie de l’épisode. Dans cette réalité où tout le monde entend les pensées des autres, les acteurs écoutaient dans des oreillettes les pensées de leurs partenaires pour caler leurs réactions. John Ross Bowie, qui joue Kripke, explique qu’un personnage pouvait rester totalement silencieux tout en étant au centre d’une scène. Les pensées ont ensuite été enregistrées en voix off, un travail qu’il compare à une pièce radiophonique. La série en profite pour régler une question absurde : la voix intérieure de Kripke a le même défaut de prononciation que sa vraie voix.

Avec environ 15 minutes, c’est aussi l’un des épisodes les plus courts de toute la franchise, ce qui ne veut pas dire qu’il a été simple à produire. Dans une séquence finale, les héros traversent plusieurs réalités et croisent différentes versions d’eux-mêmes : ces 75 secondes ont demandé trois jours de tournage, avec des doublures pour garder les bons regards quand plusieurs versions d’un même personnage apparaissent à l’écran. Brian Posehn et John Ross Bowie avouent avoir parfois perdu le fil entre leurs différentes incarnations. Un bon résumé de la série : le rythme d’une sitcom, avec la fabrication d’une comédie de science-fiction à effets visuels.

D’autres Bernadette à venir ?

La série a été renouvelée pour une saison 2, sans qu’un retour de Melissa Rauch soit encore annoncé. L’actrice ne ferme pas la porte : elle se dit prête à jouer d’autres variantes de Bernadette, voire un personnage complètement différent. Une possibilité que le multivers rend tout à fait crédible.

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