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Ray Gunn : Netflix dévoile enfin le film que Brad Bird tente de réaliser depuis 30 ans

Ray Gunn : Netflix dévoile enfin le film que Brad Bird tente de réaliser depuis 30 ans
@Netlix

Il aura fallu plus de trente ans à Brad Bird pour donner véritablement vie à Ray Gunn. Netflix vient de dévoiler la première bande-annonce du nouveau film d’animation du réalisateur des Indestructibles, de Ratatouille et du Géant de fer, offrant enfin un aperçu complet de Metropia, l’immense ville rétrofuturiste dans laquelle un détective privé dépassé par son époque va se retrouver entraîné dans une affaire mêlant meurtre, extraterrestres et l’une des plus grandes célébrités de son monde.

Le film arrivera mondialement sur Netflix le 18 décembre 2026. Avant cela, la plateforme prévoit également une exploitation limitée dans certaines salles à partir du 4 décembre, avec notamment des projections en 70 mm. Cette sortie cinéma n’est toutefois pas encore confirmée spécifiquement pour la France. Netflix France inscrit bien, en revanche, Ray Gunn à son calendrier du 18 décembre.

La bande-annonce s’accompagne également d’un important élargissement de la distribution vocale. Sam Rockwell, Scarlett Johansson et Tom Waits étaient déjà les trois principales voix connues du film, mais ils seront entourés d’Alan Tudyk, Matt Berry, Bobby Cannavale, Michael Chernus, Kether Donohue, Michelle Rodriguez, Aasif Mandvi, Matt Jones, Kathryn Hunter, John Ratzenberger, Justin Peck et Patton Oswalt.

Pour Brad Bird, cette campagne marque surtout l’aboutissement d’un projet qui l’accompagne depuis pratiquement le début de sa carrière. Netflix explique que Ray Gunn était déjà dans son esprit avant même la sortie du Géant de fer en 1999 et que, malgré les transformations successives du cinéma d’animation, son idée fondamentale est restée pratiquement inchangée : mélanger le film noir américain des années 1940 avec une aventure de science-fiction rétrofuturiste.

Brad Bird imaginait déjà Ray Gunn avant Le Géant de fer

L’histoire de Ray Gunn est presque aussi intéressante que celle racontée par le film.

Brad Bird travaille sur cette idée depuis plus de trois décennies. À une époque où il n’avait encore réalisé ni Le Géant de fer, ni Les Indestructibles, ni Ratatouille, il imaginait déjà un détective privé évoluant dans une vision fantasmée du futur héritée des années 1930.

Le concept tient dans une formule que Bird utilise encore aujourd’hui pour présenter son film : Le Faucon maltais rencontre Buck Rogers.

D’un côté, il y a donc le film noir classique, ses détectives fatigués, ses affaires criminelles, ses femmes mystérieuses et ses personnages évoluant dans les zones les moins reluisantes de la ville. De l’autre, une science-fiction venue de l’âge des pulps, remplie de voitures volantes, d’extraterrestres et d’une conception du futur qui ressemble davantage à ce que les artistes imaginaient il y a presque un siècle qu’à notre propre représentation du monde de demain.

Netflix revient directement sur cette genèse dans sa présentation officielle de Ray Gunn et de sa première bande-annonce.

Bird explique que cette opposition entre les deux genres lui permettait d’utiliser des personnages très cinématographiques tout en construisant un environnement dans lequel l’optimisme apparent du progrès technologique cache quelque chose de beaucoup plus sombre.

La première bande-annonce montre enfin à quoi ressemble réellement cette idée.

Metropia représente le futur tel qu’on aurait pu l’imaginer en 1939

Ray Gunn ne se déroule pas exactement dans notre futur.

Metropia est présentée comme une vision alternative du futur observée depuis 1939. La ville possède des gratte-ciel d’une hauteur démesurée, des voitures volantes et une architecture Art déco monumentale, tandis que humains et extraterrestres vivent désormais côte à côte.

Visuellement, le monde semble regarder vers l’avenir avec un enthousiasme presque naïf.

Les immeubles montent toujours plus haut, la technologie promet de rendre chaque activité plus simple et des machines ont progressivement remplacé de nombreux métiers humains.

Mais derrière cette image idéale se trouvent toujours les mêmes problèmes : corruption, violence, meurtre et crime organisé.

C’est précisément là que Raymond Gunn continue d’exister.

Sam Rockwell prête sa voix à ce détective privé devenu presque anachronique dans sa propre époque. Le métier a en grande partie été automatisé : de petits robots appelés « pry bots » peuvent désormais accomplir une grande partie des tâches autrefois effectuées par les enquêteurs humains.

Ray continue pourtant à travailler à l’ancienne.

Avec son partenaire extraterrestre borgne Eye-Ra, doublé par Tom Waits, il fait partie des derniers détectives qui parcourent encore physiquement les rues de Metropia pour résoudre leurs affaires.

Cette opposition entre un homme appartenant presque au passé et une ville obsédée par son propre futur semble constituer l’un des fils rouges du film.

Scarlett Johansson devient Venus Nova, la star au centre de l’affaire

L’enquête commence réellement lorsque Ray croise Venus Nova.

Doublée par Scarlett Johansson, elle est décrite comme l’une des plus grandes célébrités de Metropia, une superstar dont la carrière, la réputation et les nombreux scandales font constamment la une.

Le personnage possède tous les attributs de la femme fatale du film noir traditionnel, mais transposés dans un monde où les célébrités sont devenues des marques multimédias gigantesques.

Lorsque Venus se retrouve mêlée à une affaire de meurtre, Raymond Gunn commence à enquêter autour d’elle et de son entourage.

La bande-annonce joue volontairement avec cette ambiguïté : faut-il réellement considérer Venus comme une menace ou le détective tombe-t-il dans une situation bien plus complexe que ce que les apparences suggèrent ?

Brad Bird explique avoir puisé directement dans les films policiers avec Humphrey Bogart, mais également dans Out of the Past et les univers associés à des personnages comme Philip Marlowe et Sam Spade.

Il ne cherche donc pas simplement à ajouter quelques voitures volantes à un film policier classique. Le projet repose depuis son origine sur la rencontre entre ces deux traditions cinématographiques.

Ray Gunn veut aussi prouver que l’animation ne doit pas être réservée aux enfants

Cette ambition est centrale dans la manière dont Brad Bird parle du film.

Le réalisateur a régulièrement défendu l’idée que l’animation est un médium et non un genre, et Ray Gunn lui permet d’aller encore plus loin dans cette direction.

Netflix présente le film comme une aventure accessible à un large public, mais Bird assume un ton plus adulte que celui que l’on retrouve généralement dans les grandes productions animées familiales.

Le réalisateur expliquait dès les premières images dévoilées en juin vouloir toucher les spectateurs qui pensent encore que l’animation ne leur est pas destinée. Pour lui, réduire le médium aux histoires pour enfants limite artificiellement les possibilités offertes aux réalisateurs.

Ray Gunn conserve évidemment de l’action et une dimension spectaculaire, mais son intrigue repose sur un meurtre, un détective désabusé, la corruption et le milieu criminel d’une immense métropole.

La première bande-annonce assume très clairement cet équilibre.

L’humour reste présent, mais l’esthétique du film noir, les scènes nocturnes, les armes et la relation ambiguë entre Ray et Venus installent un ton assez différent d’un film Pixar traditionnel.

C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles le projet a été si difficile à monter pendant toutes ces années.

Pourquoi Ray Gunn a-t-il mis plus de trente ans à arriver ?

Brad Bird n’a pas passé trente années consécutives à produire le film.

L’idée est restée longtemps en sommeil pendant que sa carrière prenait une toute autre direction.

Depuis la première conception de Ray Gunn, Bird a réalisé Le Géant de fer, deux films Les Indestructibles, Ratatouille, Mission: Impossible – Protocole Fantôme et À la poursuite de demain.

Pendant ce temps, l’industrie de l’animation a elle-même complètement changé.

L’animation traditionnelle a progressivement laissé une place dominante à la 3D, Pixar est devenu l’un des studios les plus puissants du secteur, le streaming a bouleversé les modèles de distribution et Netflix est devenu directement capable de financer de grandes productions animées internationales.

Pourtant, Bird affirme que le concept fondamental de Ray Gunn est resté le même pendant toute cette période.

Metropia devait toujours représenter ce mélange de science-fiction vintage et de film noir, avec un détective privé dépassé par son époque au centre du récit.

Le projet a finalement retrouvé une vraie dynamique grâce à Skydance Animation, avant d’être destiné à Netflix.

Cette situation aurait pourtant pu changer récemment.

Ray Gunn reste chez Netflix malgré la rupture avec Paramount

La sortie de Ray Gunn intervient dans un contexte industriel assez particulier.

Skydance Animation avait conclu en 2023 un vaste accord permettant à Netflix de récupérer plusieurs de ses futures productions. Mais depuis l’intégration de Skydance à Paramount, cette stratégie a été profondément révisée.

Le 14 septembre, Paramount et Netflix ont annoncé la fin de cet accord pour les prochains projets.

Certains films vont désormais revenir vers une exploitation traditionnelle en salles chez Paramount. Cosmic Motors, par exemple, a quitté la stratégie Netflix pour une sortie cinéma prévue en 2027.

Mais Ray Gunn restera bien chez Netflix.

Dernier Rush expliquait en détail cette évolution dans notre article consacré à la rupture entre Paramount et Netflix autour des futurs films de Skydance Animation.

Le film de Brad Bird faisait partie des exceptions explicitement conservées par la plateforme avec le futur projet inspiré de Jack et le Haricot magique.

L’annonce du 23 septembre confirme même que Netflix souhaite donner à Ray Gunn une exposition cinéma supérieure à une simple mise en ligne directe.

Une sortie limitée en salles et même en 70 mm

C’est l’autre nouveauté importante accompagnant la bande-annonce.

Netflix annonce que Ray Gunn sera projeté dans une sélection de salles à partir du 4 décembre 2026, soit deux semaines avant son arrivée en streaming.

Certaines séances seront même proposées en 70 mm.

Le choix est particulièrement notable pour un film d’animation destiné à Netflix.

Il donne à Brad Bird la possibilité de présenter son univers sur un très grand écran tout en laissant à Netflix une sortie mondiale seulement quelques jours plus tard.

En revanche, cette exploitation doit être présentée avec prudence depuis la France.

Netflix ne fournit pas pour le moment une liste confirmant que ces séances du 4 décembre auront lieu dans les cinémas français. Le calendrier officiel français de la plateforme confirme uniquement la disponibilité du film sur Netflix le 18 décembre.

Il ne faut donc pas transformer la date américaine ou internationale du 4 décembre en sortie cinéma française tant qu’un circuit de salles n’a pas été annoncé.

Netflix dévoile également un casting vocal beaucoup plus important

La première présentation détaillée de Ray Gunn tournait surtout autour de trois noms.

Sam Rockwell interprète Raymond Gunn.

Scarlett Johansson prête sa voix à Venus Nova.

Tom Waits double Eye-Ra, l’extraterrestre borgne qui accompagne le détective.

Netflix et les informations publiées avec la bande-annonce permettent désormais de découvrir une distribution beaucoup plus large.

On retrouvera également Alan Tudyk, Matt Berry, Bobby Cannavale, Michael Chernus, Kether Donohue, Michelle Rodriguez, Aasif Mandvi, Matt Jones, Kathryn Hunter, John Ratzenberger, Justin Peck et Patton Oswalt.

Tous leurs personnages n’ont pas encore été précisément présentés.

Matt Berry est notamment associé au gangster Francis « Slugsy » Xavier, tandis qu’Alan Tudyk prête sa voix à Barry Vogel. Patton Oswalt interprète de son côté un hologramme.

La présence de John Ratzenberger constitue évidemment un petit clin d’œil supplémentaire à l’histoire de Brad Bird et de Pixar. L’acteur a prêté sa voix à de nombreux personnages de l’animation américaine, dont le Démolisseur dans Les Indestructibles.

Michael Giacchino retrouve encore Brad Bird

Le film réunit également Brad Bird avec l’un de ses collaborateurs les plus réguliers.

Michael Giacchino compose la musique de Ray Gunn après avoir déjà travaillé avec le réalisateur sur Les Indestructibles, Ratatouille, Mission: Impossible – Protocole Fantôme et plusieurs autres projets.

Le choix paraît particulièrement adapté à un univers qui doit constamment naviguer entre deux styles.

Le film noir possède ses propres codes musicaux, tout comme les aventures de science-fiction rétro. Le mélange imaginé par Bird exige donc une bande originale capable de conserver le côté mystérieux de l’enquête tout en accompagnant les séquences beaucoup plus spectaculaires de Metropia.

Kimbra a également écrit et produit des chansons originales pour le film.

Cette dimension musicale devrait naturellement participer au personnage de Venus Nova, présentée comme une superstar mondiale dans l’univers du film.

Quand sort Ray Gunn sur Netflix en France ?

Pour la France, la date importante est désormais très simple.

Ray Gunn sortira le 18 décembre 2026 sur Netflix.

La date est confirmée directement par le calendrier français de Netflix.

Le film dure par ailleurs 1 h 59, selon sa fiche Netflix.

Une exploitation limitée débutera le 4 décembre dans une sélection de salles et avec certaines projections en 70 mm, mais aucune programmation française précise n’est actuellement confirmée.

Il faudra donc attendre une éventuelle annonce locale avant de savoir si le public français pourra découvrir le film de Brad Bird au cinéma avant sa mise en ligne.

Cette différence est importante car Ray Gunn possède clairement une ambition visuelle pensée pour le grand écran.

La bande-annonce dévoilée aujourd’hui insiste sur les dimensions gigantesques de Metropia, ses gratte-ciel interminables, ses véhicules volants et le contraste entre les sommets lumineux de la ville et les quartiers beaucoup plus sombres dans lesquels Ray mène son enquête.

Ray Gunn est enfin devenu le film que Brad Bird essayait de faire depuis le début de sa carrière

La bande-annonce du 23 septembre n’est donc pas seulement une nouvelle étape promotionnelle dans le calendrier de Netflix.

Elle marque pratiquement la fin d’un développement commencé avant une grande partie de la carrière qui a rendu Brad Bird célèbre.

Lorsque le réalisateur imaginait Ray Gunn, il n’avait pas encore offert au public Le Géant de fer. Pixar n’avait pas encore fait de lui le réalisateur des Indestructibles et de Ratatouille. Il n’avait pas non plus dirigé Tom Cruise dans Mission: Impossible – Protocole Fantôme.

Plus de trente ans plus tard, le cœur de son idée est toujours là.

Un détective qui n’appartient déjà plus vraiment à son époque. Une célébrité qui pourrait être victime, suspecte ou les deux. Un meurtre. Des extraterrestres. Une immense ville futuriste dessinée comme si quelqu’un avait tenté de l’imaginer en 1939.

Et surtout cette rencontre improbable entre Le Faucon maltais et Buck Rogers que Bird utilise depuis des décennies pour résumer son projet.

Pendant longtemps, Ray Gunn était donc surtout connu comme le film de Brad Bird qui n’avait jamais réussi à exister.

Depuis aujourd’hui, ce n’est plus réellement le cas.

Netflix vient d’en dévoiler la première bande-annonce, une partie beaucoup plus importante de son casting et une exploitation limitée au cinéma avant sa sortie mondiale.

Le 18 décembre 2026, plus de trente ans après les premières idées de Brad Bird, Ray Gunn deviendra enfin un film que tout le monde pourra voir.

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