Huit ans après Jurassic World: Fallen Kingdom, J.A. Bayona pourrait retrouver les dinosaures d’Universal. Le réalisateur espagnol est désormais considéré comme le favori du studio pour prendre les commandes du prochain film de la franchise, actuellement développé comme la suite de Jurassic World : Renaissance (Jurassic World Rebirth en version originale).
La situation reste toutefois moins avancée qu’une véritable embauche. Selon The Hollywood Reporter, aucune négociation formelle n’aurait encore commencé entre J.A. Bayona et Universal. Son nom se trouve simplement en tête de la liste dressée par le studio après le départ de Gareth Edwards, qui devait initialement revenir derrière la caméra avant de quitter le projet en raison de divergences créatives.
Le reste du film commence en revanche déjà à prendre forme. David Koepp, scénariste du Jurassic Park original et de Renaissance, travaille sur le scénario, tandis que Scarlett Johansson, Jonathan Bailey et Mahershala Ali sont attendus pour reprendre leurs rôles, sous réserve de leurs disponibilités. Steven Spielberg et le producteur Frank Marshall restent eux aussi associés à la franchise.
Aucun titre officiel, aucune date de sortie et aucun calendrier de tournage ne sont encore annoncés.
Lire l’information originale de The Hollywood Reporter
J.A. Bayona est actuellement le premier choix d’Universal
Pour le moment, le vocabulaire est important.
J.A. Bayona n’a pas signé pour réaliser le film.
Il ne serait même pas encore entré dans une phase de discussions contractuelles formelles avec Universal. The Hollywood Reporter indique plutôt que le cinéaste a émergé comme le favori du studio, son expérience préalable avec la franchise lui donnant logiquement un avantage dans la recherche du successeur de Gareth Edwards.
Cela suffit néanmoins à rendre son retour particulièrement crédible.
Universal connaît déjà sa manière de travailler sur une production Jurassic World de très grande ampleur. Bayona avait réalisé Jurassic World: Fallen Kingdom en 2018, deuxième volet de la trilogie portée par Chris Pratt et Bryce Dallas Howard.
Le film avait généré plus de 1,3 milliard de dollars au box-office mondial, confirmant la puissance commerciale de la franchise après le phénomène Jurassic World de 2015. Universal évoquait elle-même près de 1,3 milliard de dollars de recettes mondiales lors de sa sortie en vidéo.
Pour un studio qui cherche à remettre rapidement son prochain blockbuster sur les rails, faire appel à un réalisateur ayant déjà livré avec succès un épisode de la saga représente donc une option relativement sécurisante.
Gareth Edwards devait initialement revenir
J.A. Bayona n’était pourtant pas le premier scénario envisagé.
Après le succès de Jurassic World : Renaissance en 2025, Universal souhaitait poursuivre directement avec Gareth Edwards, qui avait réalisé le film.
Cette collaboration semblait suffisamment bien engagée pour qu’un retour du cinéaste soit attendu. Mais au début du mois d’août 2026, les plans ont changé.
Edwards a quitté le prochain film en raison de « divergences créatives », selon plusieurs sources professionnelles. Universal avait alors confirmé son départ tout en déclarant avoir vécu une excellente expérience avec lui sur Renaissance.
Aucun détail précis n’a été donné concernant la nature de ces désaccords.
Il serait donc hasardeux d’en déduire un conflit concernant le scénario de David Koepp, le budget, la direction artistique ou le calendrier du film. On sait seulement qu’Universal et Edwards ont choisi de ne pas prolonger leur collaboration sur cette suite.
Le studio s’est alors retrouvé dans une situation assez familière pour les grosses franchises : un scénario avance, les acteurs principaux sont attendus, mais le réalisateur doit être remplacé avant que la production puisse réellement être organisée.
Le nom de Bayona répond précisément à ce problème.
Pourquoi Universal pourrait vouloir rappeler le réalisateur de Fallen Kingdom
Le choix possède une logique qui dépasse le simple fait d’avoir déjà travaillé sur la franchise.
Bayona avait apporté à Fallen Kingdom une identité visuelle assez différente de celle du premier Jurassic World.
La première moitié du film reprenait encore certains éléments traditionnels de la saga, avec le retour sur Isla Nublar et l’éruption volcanique menaçant les dinosaures. Mais le récit basculait ensuite presque entièrement vers le domaine Lockwood, transformant progressivement le blockbuster d’aventure en film beaucoup plus proche du cinéma gothique et horrifique.
Les couloirs sombres, l’Indoraptor poursuivant ses victimes dans une immense demeure et la mise en scène jouant régulièrement avec les ombres portaient beaucoup plus clairement la signature de Bayona.
Cette sensibilité n’était pas surprenante.
Avant son passage chez Universal, le cinéaste espagnol s’était fait connaître avec L’Orphelinat, puis avait réalisé The Impossible et Quelques minutes après minuit. Il est ensuite revenu à une production spectaculaire avec les deux premiers épisodes du Seigneur des anneaux : Les Anneaux de pouvoir pour Prime Video. Amazon l’avait précisément choisi pour établir une partie de l’identité visuelle de sa série à très gros budget.
Plus récemment, Bayona a réalisé Le Cercle des neiges pour Netflix, consacré à la catastrophe du vol 571 dans les Andes. Le film a notamment obtenu deux nominations aux Oscars et a replacé le cinéaste au centre de l’attention internationale.
Universal récupérerait donc aujourd’hui un réalisateur dont la carrière a encore gagné en stature depuis Fallen Kingdom.
Jurassic World : Renaissance a suffisamment fonctionné pour lancer immédiatement une suite
Le changement de réalisateur ne remet pas en cause la volonté d’Universal de continuer.
Jurassic World : Renaissance a rapporté environ 869,1 millions de dollars dans le monde, dont près de 340 millions sur le marché nord-américain et 529,5 millions à l’international.
Le résultat reste inférieur aux trois films de la précédente trilogie Jurassic World, qui avaient tous dépassé le milliard de dollars, mais il représente malgré tout l’un des plus gros succès cinématographiques de 2025.
Le film avait surtout accompli une tâche importante pour Universal : remplacer presque entièrement ses personnages principaux sans faire disparaître l’intérêt du public pour la franchise.
Chris Pratt et Bryce Dallas Howard n’étaient plus au centre du récit.
À leur place, Renaissance introduisait Zora Bennett, spécialiste des opérations clandestines incarnée par Scarlett Johansson, Duncan Kincaid, joué par Mahershala Ali, et le paléontologue Henry Loomis, interprété par Jonathan Bailey.
Leur mission les conduisait vers une ancienne installation de recherche liée au programme original de Jurassic Park, afin de récupérer du matériel génétique provenant de trois gigantesques créatures préhistoriques. Universal présentait directement cette histoire comme le début d’un « nouveau chapitre » de la saga.
Le prochain film doit désormais poursuivre cette branche.
Scarlett Johansson, Jonathan Bailey et Mahershala Ali devraient revenir
C’est l’autre information importante du dossier.
Selon The Hollywood Reporter, Scarlett Johansson, Jonathan Bailey et Mahershala Ali sont actuellement attendus dans la suite, à condition que leurs différents emplois du temps permettent de réunir le trio.
La formulation compte là encore.
Universal n’a pas publié d’annonce de casting officielle présentant les trois acteurs comme définitivement signés pour le prochain film.
Il vaut donc mieux parler de retours attendus que de casting officiellement verrouillé.
Johansson devrait ainsi retrouver Zora Bennett, ancienne spécialiste des opérations secrètes devenue le personnage principal de Renaissance. Jonathan Bailey pourrait reprendre son rôle du Dr Henry Loomis, tandis que Mahershala Ali reviendrait potentiellement dans celui de Duncan Kincaid.
En revanche, aucune information comparable n’est actuellement disponible concernant Rupert Friend, Manuel Garcia-Rulfo, Luna Blaise, David Iacono, Audrina Miranda ou les autres acteurs du précédent film.
Et surtout, rien n’indique pour le moment le retour des personnages de la première trilogie Jurassic World.
David Koepp continue d’écrire la nouvelle période de la franchise
Le véritable élément de continuité entre Renaissance et sa suite pourrait finalement être David Koepp.
Le scénariste avait participé à la naissance cinématographique de la franchise en écrivant avec Michael Crichton le Jurassic Park de Steven Spielberg en 1993. Il avait ensuite signé Le Monde perdu : Jurassic Park avant de s’éloigner des dinosaures pendant plusieurs décennies.
Son retour pour Jurassic World : Renaissance constituait donc déjà un symbole particulièrement fort.
Universal lui confie désormais également le scénario du prochain épisode. The Hollywood Reporter indique que le studio avance rapidement avec un script de Koepp déjà au cœur du développement.
Aucune information fiable ne permet encore de connaître l'histoire.
Impossible donc de savoir si le film retournera sur l'île présentée dans Renaissance, s'il utilisera les recherches médicales introduites dans le précédent volet ou s'il déplacera encore une fois les dinosaures vers un environnement totalement différent.
Même le titre Jurassic World Rebirth 2 parfois utilisé pour désigner le projet dans la presse n’est pas officiel.
Il s’agit simplement, pour le moment, du prochain film Jurassic World.
Steven Spielberg reste également impliqué
Le changement de réalisateur ne signifie pas non plus qu’Universal souhaite reconstruire entièrement l’équipe créative.
Steven Spielberg reste impliqué dans la franchise, tout comme Frank Marshall.
Spielberg demeure naturellement l'une des figures essentielles de l’histoire de Jurassic Park. Son film de 1993 avait transformé le roman de Michael Crichton en phénomène mondial et changé durablement l’utilisation des effets numériques au cinéma.
Sa présence comme producteur exécutif sur les films modernes permet de maintenir une continuité entre les différentes générations de la saga, même lorsque réalisateurs et personnages changent.
Le retour potentiel de Bayona constituerait alors une autre forme de continuité : celle d’un réalisateur qui connaît déjà les attentes d’Universal, les contraintes techniques liées aux dinosaures et l’échelle industrielle nécessaire à un tel blockbuster.
Bayona a déjà connu un autre projet de suite qui a changé plusieurs fois de réalisateur
Le parcours du cinéaste contient d’ailleurs un parallèle assez amusant.
Avant Jurassic World: Fallen Kingdom, J.A. Bayona avait lui-même été attaché à World War Z 2 avant de quitter le projet. David Fincher avait ensuite développé sa propre version pendant plusieurs années, sans parvenir à la tourner.
Cette suite vient finalement d’être relancée treize ans après le premier film, avec Brad Pitt de retour et Edward Berger à la réalisation.
Dernier Rush revenait récemment sur cette longue histoire dans notre article consacré à la relance de World War Z 2 avec Brad Pitt et Edward Berger.
Cette fois, Bayona pourrait se retrouver dans la position inverse : non plus quitter une suite compliquée, mais récupérer un blockbuster après le départ d’un autre réalisateur.
Fallen Kingdom avait dépassé 1,3 milliard de dollars
Le bilan commercial de sa première expérience Jurassic constitue évidemment un argument difficile à ignorer pour Universal.
Fallen Kingdom avait franchi la barre des 1,3 milliard de dollars dans le monde.
À sa sortie, le film avait pourtant la tâche délicate de succéder au gigantesque succès de Jurassic World, qui avait dépassé 1,6 milliard de dollars trois ans auparavant.
Il n’avait pas égalé ce phénomène, mais avait suffisamment performé pour garantir la poursuite de la trilogie avec Jurassic World Dominion.
Le contexte de 2026 est différent.
Renaissance a atteint 869 millions de dollars, un score massif mais sensiblement inférieur aux sommets de l’ère Chris Pratt.
Le prochain film devra donc probablement accomplir deux choses à la fois : maintenir les nouveaux personnages installés en 2025 et trouver une identité suffisamment forte pour éviter que le public ait l’impression d’assister simplement à une nouvelle variation de la même chasse aux dinosaures.
Un réalisateur comme Bayona possède précisément l’avantage d’avoir déjà montré qu’il pouvait changer fortement de ton à l’intérieur de la franchise.
Aucune date de sortie n’est encore annoncée
Malgré l’avancement du scénario, Universal n’a actuellement communiqué aucune date de sortie pour le prochain Jurassic World.
Aucune période de tournage officielle n’est annoncée non plus.
Le choix du réalisateur constitue donc l’une des étapes les plus importantes à régler avant que le studio puisse véritablement construire son calendrier de production.
Il serait par conséquent prématuré d’annoncer une sortie en 2027 ou 2028 simplement à partir du rythme habituel de la franchise.
Même prudence concernant un éventuel début de tournage : aucune date officielle n’accompagne pour le moment les informations de The Hollywood Reporter.
La situation devrait néanmoins évoluer rapidement si Universal souhaite conserver la dynamique créée par Renaissance.
Le prochain Jurassic World pourrait donc revenir à un réalisateur déjà connu
Pour l’instant, J.A. Bayona reste un candidat, pas le réalisateur officiel du film.
Mais il ne s’agit pas non plus simplement d’un nom évoqué parmi une dizaine de possibilités.
Universal l’a placé en tête de sa liste pour succéder à Gareth Edwards, et son précédent passage par la franchise rend cette option particulièrement crédible.
David Koepp continue parallèlement de travailler sur le scénario. Scarlett Johansson, Jonathan Bailey et Mahershala Ali sont attendus pour revenir si leurs calendriers le permettent. Steven Spielberg et Frank Marshall restent impliqués.
La structure du prochain film existe donc déjà.
Il manque désormais celui qui devra la transformer en images.
Après avoir fait exploser Isla Nublar et transformé une partie de Fallen Kingdom en cauchemar gothique en 2018, J.A. Bayona pourrait être celui qu’Universal choisira pour ramener une nouvelle fois les dinosaures sur grand écran.
Mais tant qu’un accord n’est pas signé, le studio possède seulement son favori.