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Backrooms dépasse officiellement les 400 millions de dollars au box-office mondial

Backrooms dépasse officiellement les 400 millions de dollars au box-office mondial
 @A24

Le cap n’est désormais plus une estimation. Backrooms a officiellement dépassé les 400 millions de dollars de recettes au box-office mondial, confirmant un parcours commercial devenu exceptionnel pour le film d’horreur réalisé par Kane Parsons.

Les données actualisées de Box Office Mojo placent désormais le film à 402,49 millions de dollars dans le monde. Sur ce total, environ 197,52 millions proviennent des États-Unis et du Canada, tandis que les marchés internationaux représentent 204,96 millions de dollars.

La progression peut paraître limitée par rapport aux derniers chiffres disponibles, mais elle permet surtout de fixer définitivement un seuil symbolique que Backrooms approchait depuis plusieurs semaines. Le film ne s’est donc pas contenté de devenir le plus gros succès de l’histoire d’A24 : il entre désormais dans une catégorie de performances rarement atteinte par une production horrifique de cette taille.

Backrooms atteint désormais 402,49 millions de dollars

Le détail communiqué par Box Office Mojo montre à quel point la performance est équilibrée entre l’Amérique du Nord et le reste du monde.

Backrooms totalise actuellement :

  • 197,52 millions de dollars aux États-Unis et au Canada ;
  • 204,96 millions de dollars à l’international ;
  • soit 402,49 millions de dollars dans le monde.

Le marché international représente ainsi légèrement plus de la moitié des recettes mondiales du film.

Cette répartition est particulièrement intéressante pour un projet dont l’origine est intimement liée à la culture Internet américaine. Backrooms n’est pas resté un phénomène porté uniquement par son public initial ou par la notoriété de la série de vidéos créée par Kane Parsons. Le concept des espaces liminaux et de cet immense labyrinthe aux murs jaunes a manifestement réussi à fonctionner auprès d’un public beaucoup plus large.

Les chiffres actualisés peuvent être suivis directement sur la fiche box-office de Backrooms publiée par Box Office Mojo.

Le franchissement des 400 millions prend surtout une autre dimension lorsqu’on revient au début de l’exploitation. Backrooms avait déjà surpris dès son lancement avec 81,4 millions de dollars récoltés pendant son premier week-end aux États-Unis et au Canada.

Associated Press rapportait alors un démarrage mondial d’environ 118 millions de dollars, tandis que le film aurait coûté autour de 10 millions de dollars à produire. Cette estimation budgétaire doit être distinguée du coût total réellement supporté par le studio, qui inclut notamment la promotion et la distribution, mais elle permet malgré tout de mesurer l’écart inhabituel entre l’échelle du projet et celle de ses recettes.

La France représente plus de 12 millions de dollars

La France a également participé de manière importante à cette performance internationale.

Box Office Mojo évalue désormais les recettes françaises de Backrooms à 12,26 millions de dollars. Le film était sorti dans les salles françaises le 17 juin 2026 et avait généré environ 3,48 millions de dollars dès son lancement.

Les données françaises exprimées en entrées permettent de mieux mesurer son succès dans l’Hexagone. Selon les chiffres publiés par AlloCiné en partenariat avec CBO Box Office, Backrooms avait atteint 1 413 408 entrées au 16 septembre.

Le film avait démarré avec 485 509 spectateurs pendant sa première semaine, puis dépassé les 864 000 entrées dès la suivante. Il avait ensuite franchi le million au cours de sa troisième semaine d’exploitation.

Atteindre plus de 1,4 million d’entrées constitue une performance importante pour un film d’horreur qui ne repose ni sur une franchise cinématographique installée depuis plusieurs décennies, ni sur une vedette capable à elle seule de garantir un tel niveau de fréquentation.

Backrooms possède bien une distribution reconnue, notamment avec Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve et Mark Duplass, mais l’élément déterminant de sa campagne est resté son concept et l’univers construit par Kane Parsons.

De YouTube à plus de 400 millions de dollars au cinéma

C’est probablement cette trajectoire qui rend le phénomène Backrooms plus intéressant qu’un simple chiffre de box-office.

Kane Parsons avait développé son interprétation des Backrooms sur YouTube avant qu’elle ne devienne un long métrage produit à une échelle hollywoodienne. Le réalisateur a conservé une implication importante dans la transformation de son univers pour le cinéma.

Dans un entretien officiel publié par A24 avant la sortie, Parsons expliquait notamment avoir préparé son long métrage à l’aide de Blender et travaillé sur de vastes décors physiques. La production avait notamment construit environ 30 000 pieds carrés de décors afin de recréer cet environnement volontairement répétitif et oppressant.

A24 présente officiellement Backrooms comme l’histoire de l’apparition d’une étrange porte dans le sous-sol d’un magasin de meubles, ouvrant l’accès à un espace qui échappe aux règles du monde normal.

Le studio avait rapidement compris qu’il ne s’agissait plus seulement d’une adaptation destinée aux spectateurs ayant découvert les vidéos originales. Dès son premier week-end, Backrooms était devenu le plus gros démarrage mondial jamais enregistré par un film A24.

Quelques jours plus tard, le film avait franchi un autre seuil majeur.

Le 9 juin, alors que son exploitation n’avait commencé que depuis une dizaine de jours, Variety rapportait déjà 212 millions de dollars de recettes mondiales. Backrooms devenait alors le premier film distribué par A24 à franchir les 200 millions de dollars dans le monde.

Trois mois plus tard, il vient donc pratiquement de doubler ce total.

Backrooms est désormais très loin devant les anciens records d’A24

La comparaison avec les performances précédentes du studio permet de comprendre l’ampleur du changement.

Avant Backrooms, Marty Supreme occupait encore récemment la première place parmi les plus gros succès mondiaux d’A24 avec environ 191 millions de dollars de recettes, selon Variety.

Backrooms avait dépassé ce résultat en moins de deux semaines.

Avec désormais 402,49 millions de dollars, le film a plus que doublé ce qui constituait encore quelques mois auparavant le meilleur résultat mondial du studio.

L’écart est suffisamment important pour que la performance ne puisse plus être considérée comme une simple progression du plafond commercial d’A24. Backrooms a complètement changé l’échelle à laquelle un film distribué par le studio peut désormais évoluer en salles.

Cette réussite accompagne d’ailleurs une saison 2026 particulièrement forte pour le cinéma américain. Comme nous l’expliquions dans notre bilan consacré au record historique du box-office américain pendant l’été 2026, Backrooms a fait partie, avec Obsession, des films originaux qui ont permis à la fréquentation estivale de ne pas dépendre uniquement des énormes franchises traditionnelles.

Le contraste est important. Spider-Man: Brand New Day ou L’Odyssée disposent d’une puissance commerciale et de budgets sans commune mesure avec Backrooms. Pourtant, le film de Kane Parsons est parvenu à se placer parmi les succès importants de la même saison en transformant une création issue d’Internet en véritable événement cinématographique.

Un budget estimé à seulement 10 millions de dollars

Le chiffre de 402 millions de dollars devient encore plus spectaculaire lorsqu’il est rapproché du budget de production rapporté pour le film.

The Numbers et plusieurs médias américains ont évoqué un coût proche de 10 millions de dollars.

Il serait toutefois incorrect de conclure simplement que Backrooms aurait rapporté quarante fois son investissement. Les recettes du box-office ne reviennent pas intégralement au studio : les exploitants conservent une partie du prix des billets, les répartitions varient selon les territoires et les dépenses marketing ne sont généralement pas comprises dans le budget de production communiqué.

La comparaison reste néanmoins révélatrice.

Un film produit pour une enveloppe estimée à une dizaine de millions de dollars qui génère plus de 400 millions de recettes mondiales possède nécessairement un profil économique très différent de celui d’un blockbuster coûtant 150 ou 200 millions avant même sa campagne publicitaire.

Le succès de Backrooms rappelle ainsi l’une des forces historiques du cinéma d’horreur : sa capacité à créer des phénomènes commerciaux gigantesques à partir de budgets relativement contenus.

La différence est qu’ici, le phénomène ne vient pas d’une franchise déjà installée. Il repose en grande partie sur une esthétique, un imaginaire né en ligne et un réalisateur qui effectuait avec Backrooms son premier long métrage.

Les 400 millions changent définitivement l’échelle du phénomène

Backrooms avait déjà établi suffisamment de records pour que le franchissement d’un nouveau seuil puisse sembler presque anecdotique.

Il ne l’est pourtant pas complètement.

Passer de 394 ou 396 millions à 402,49 millions de dollars ne transforme évidemment pas soudainement l’économie du film. Le succès était acquis depuis longtemps. En revanche, dépasser officiellement les 400 millions permet de mesurer jusqu’où l’exploitation internationale a continué à porter Backrooms plusieurs mois après son lancement.

Le film arrive désormais au terme de sa carrière en salles sur de nombreux marchés et sa progression devrait naturellement devenir beaucoup plus lente.

Son bilan est néanmoins déjà exceptionnel : près de 200 millions de dollars en Amérique du Nord, plus de 200 millions à l’international, plus de 1,4 million d’entrées en France et désormais plus de 400 millions de dollars dans le monde.

Pour A24, Backrooms n’est plus seulement son plus gros succès.

Le film a établi un nouveau plafond commercial que le studio n’avait encore jamais approché.

Et pour Kane Parsons, le passage de vidéos publiées sur Internet à un long métrage dépassant les 400 millions de dollars en salles constitue probablement l’une des trajectoires les plus singulières du cinéma américain récent.

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