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The Legend of Zelda : le film racontera une histoire originale et son titre cache déjà un indice

The Legend of Zelda : le film racontera une histoire originale et son titre cache déjà un indice

Pendant des mois, une question a accompagné presque chaque nouvelle information sur le film The Legend of Zelda : quel jeu Nintendo allait-il réellement adapter ? Ocarina of Time, Twilight Princess, Breath of the Wild ou une combinaison de plusieurs épisodes ? Shigeru Miyamoto vient finalement d’apporter une réponse beaucoup plus intéressante. Le premier long métrage en prises de vues réelles consacré à la saga ne transposera directement aucun jeu. Il racontera sa propre histoire, construite à partir de quarante années de personnages, de lieux et de mythologie.

Nintendo a profité du Direct organisé le 8 septembre pour le 40e anniversaire de la franchise pour officialiser en même temps le titre du film. Pas de Breath of the Wild, de The Hero of Hyrule ou de sous-titre inédit : le long métrage réalisé par Wes Ball s’appellera simplement The Legend of Zelda. Un choix volontairement minimaliste que Miyamoto présente déjà comme un élément du récit lui-même.

« Une fois que vous aurez vu le film, vous comprendrez pourquoi il n’y a pas de sous-titre », a expliqué le créateur de la saga pendant la présentation. Le producteur a ensuite décrit le projet comme un film original construit à partir des nombreuses histoires, idées et concepts développés dans les jeux depuis 1986. Nintendo confirme ainsi pour la première fois de manière explicite que le scénario ne suivra pas l’intrigue d’un épisode précis.

Le film Zelda ne sera pas l’adaptation d’Ocarina of Time ou Breath of the Wild

L’information met fin à l’une des principales spéculations entourant le projet. Depuis son annonce en novembre 2023, les choix possibles étaient presque vertigineux. The Legend of Zelda possède désormais quarante ans d’histoire et plusieurs de ses jeux auraient pu servir de base immédiatement identifiable pour le cinéma.

Ocarina of Time semblait être un candidat évident avec sa construction initiatique, son Ganondorf et son passage entre deux époques. Twilight Princess possède une tonalité plus sombre susceptible de fonctionner en prises de vues réelles, tandis que Breath of the Wild et Tears of the Kingdom ont considérablement élargi le public de la franchise au cours de la dernière décennie.

Nintendo a finalement choisi une autre voie. Miyamoto parle explicitement d’un film original, inspiré de l’ensemble des idées développées à travers les jeux. Cela ne veut pas dire que le long métrage va abandonner les éléments connus des joueurs. Au contraire, il pourra reprendre Hyrule, la Triforce, Link, Zelda et d’autres figures de la série sans être obligé de reproduire scène par scène l’un des scénarios existants.

Cette méthode correspond d’ailleurs assez bien à la manière dont Zelda fonctionne depuis ses débuts. La franchise ne raconte pas une histoire strictement continue avec le même Link et la même Zelda traversant chaque jeu. Nintendo réutilise des personnages, des symboles et des conflits fondateurs dans différentes époques et différentes incarnations d’Hyrule.

Le film peut donc fonctionner comme une nouvelle variation de cette légende, plutôt que comme la copie d’un chapitre déjà connu.

La Triforce aura bien un rôle dans l’histoire

Miyamoto n’a pas révélé de synopsis complet, mais il a volontairement attiré l’attention sur un élément central de la franchise : la Triforce. Pendant le Nintendo Direct, il a demandé quel rôle la relique pourrait jouer dans le film avant de promettre davantage de détails ultérieurement.

Cette mention est loin d’être anodine. Constituée de trois triangles représentant traditionnellement la Force, la Sagesse et le Courage, la Triforce traverse une grande partie de la mythologie Zelda. Ses différentes composantes sont régulièrement associées à Ganondorf, Zelda et Link, même si chaque jeu ne l’utilise pas exactement de la même manière.

Nintendo n’a cependant pas précisé si le film reprendrait cette répartition classique, ni même si la quête de la Triforce constituerait le moteur principal de l’histoire. Toute tentative d’aller plus loin relèverait donc pour le moment de l’interprétation.

Le synopsis public est toujours extrêmement limité. La fiche officielle de la New Zealand Film Commission décrit Link comme un jeune héros destiné à protéger Hyrule d’une obscurité grandissante, engagé dans un voyage mêlant courage, destinée et découverte. Il s’agit davantage d’une présentation générale de l’univers que d’un résumé détaillé du scénario.

Pourquoi le film s’appelle simplement The Legend of Zelda

Le titre devient dès lors l’élément le plus intrigant de l’annonce. Nintendo aurait parfaitement pu choisir un sous-titre inédit pour distinguer cette nouvelle histoire de l’ensemble de la franchise. C’est précisément ce que font presque tous les jeux : A Link to the Past, Ocarina of Time, Majora’s Mask, The Wind Waker, Twilight Princess, Skyward Sword, Breath of the Wild ou encore Tears of the Kingdom.

À l’inverse, le film reprend exactement le nom de la série : The Legend of Zelda.

Miyamoto affirme que cette décision prendra son sens une fois le long métrage découvert. Il faut néanmoins s’arrêter là : Nintendo n’a jamais expliqué que le film raconterait la « naissance » de la légende, la première incarnation de Zelda ou l’origine définitive d’Hyrule. Ce sont des hypothèses possibles, mais aucune n’est aujourd’hui confirmée.

Le plus intéressant est justement que l’absence de sous-titre ne semble pas être un simple choix marketing. En prenant le temps de la commenter, Miyamoto indique que ce nom possède une relation avec le contenu du film. La réponse ne devrait donc probablement arriver qu’avec le scénario lui-même.

Le communiqué officiel de Nintendo consacré au titre reste volontairement beaucoup plus sobre : il confirme simplement le nom The Legend of Zelda, la réalisation de Wes Ball, la présence de Bo Bragason et Benjamin Evan Ainsworth ainsi que la sortie internationale prévue en 2027.

Les deux rôles principaux sont en revanche connus depuis longtemps. Benjamin Evan Ainsworth incarnera Link, tandis que Bo Bragason jouera la princesse Zelda. Nintendo les présente officiellement comme les deux vedettes du long métrage.

Ainsworth s’est notamment fait connaître avec The Haunting of Bly Manor et avait prêté sa voix au personnage principal du Pinocchio de Robert Zemeckis. Bragason est notamment apparue dans Renegade Nell et The Jetty.

Ce casting illustre déjà l’une des différences majeures entre The Legend of Zelda et le travail effectué par Nintendo avec Mario. Là où Super Mario Bros., le film reposait entièrement sur l’animation et sur les voix de vedettes hollywoodiennes, Hyrule doit cette fois prendre vie avec de véritables acteurs et des environnements physiques.

Le tournage a d’ailleurs été réalisé en Nouvelle-Zélande, notamment dans la région d’Auckland et dans l’Otago. Le pays offre exactement le type de paysages naturels que Wes Ball voulait utiliser pour donner à Hyrule une véritable présence physique. La New Zealand Film Commission décrit elle-même la production comme une adaptation utilisant les paysages du pays pour donner une interprétation « grounded » et cinématographique de l’univers.

Le tournage principal s’est achevé au printemps 2026 et le film est désormais entré dans sa longue phase de postproduction.

Wes Ball ne veut pas transformer Zelda en Seigneur des Anneaux

Le choix d’une histoire originale correspond également à la vision défendue par Wes Ball depuis le début du projet. Avant même le tournage, le réalisateur de la trilogie Le Labyrinthe et de La Planète des singes : Le Nouveau Royaume expliquait vouloir éviter de reproduire simplement les codes d’une autre grande saga de fantasy.

Son ambition était de réaliser une aventure fantastique possédant sa propre personnalité, en citant notamment Hayao Miyazaki comme référence pour le sentiment d’émerveillement. Il avait parlé d’une sorte de « Miyazaki en prises de vues réelles », davantage intéressé par le merveilleux et la fantaisie que par une imitation du Seigneur des Anneaux.

Ce point prend aujourd’hui davantage de sens. En ne choisissant aucun jeu comme modèle absolu, Ball et Nintendo disposent d’une liberté beaucoup plus importante pour construire le langage visuel du film. Ils peuvent s’inspirer des forêts d’un épisode, des créatures d’un autre et de l’architecture d’une troisième époque sans devoir justifier chaque différence avec une œuvre précise.

Cette liberté comporte évidemment un risque : vouloir représenter quarante ans de Zelda en un seul film pourrait rapidement conduire à une accumulation de références. Mais Miyamoto insiste justement sur le fait que le projet doit être considéré comme une œuvre originale et non comme un assemblage destiné à reproduire tous les souvenirs des joueurs.

Nintendo garde un contrôle exceptionnel sur le film

L’implication de Nintendo dépasse largement une simple cession de licence. L’entreprise japonaise produit le film avec Arad Productions et en finance plus de 50 %, tandis que Sony Pictures Entertainment participe au financement et assure la distribution mondiale. Shigeru Miyamoto produit directement le long métrage avec Avi Arad.

Nintendo applique ainsi à Zelda la stratégie mise en place depuis le succès de Super Mario Bros., le film : utiliser le cinéma pour développer ses propriétés intellectuelles, mais en conservant une implication beaucoup plus importante dans leur adaptation.

Le mouvement dépasse d’ailleurs Nintendo. Les éditeurs de jeux vidéo multiplient actuellement les passages vers le cinéma et les séries. Dernier Rush évoquait récemment le nouveau film Crazy Taxi développé par Netflix et Sega, tandis que Paramount+ vient de lancer une adaptation animée de Golden Axe. The Legend of Zelda se distingue cependant par l’implication financière et créative directe de Nintendo dans une production en prises de vues réelles.

Quand sortira The Legend of Zelda en France ?

C’est également le principal point qui devait être mis à jour depuis la première publication de cet article.

Nintendo, Arad Productions et Sony Pictures Entertainment annoncent officiellement une sortie mondiale le 30 avril 2027. Cette date a été confirmée de nouveau lorsque le titre du film a été dévoilé le 8 septembre.

La situation française est toutefois différente. La page officielle de Sony Pictures France consacrée à The Legend of Zelda affiche désormais une sortie dans les salles françaises le 5 mai 2027. Cette date doit donc être privilégiée pour le public français puisqu’elle provient directement du distributeur local.

Certaines bases de données continuent d’afficher le 28 avril, tandis que d’anciens calendriers mentionnaient encore d’autres dates après plusieurs modifications successives de la sortie. Pour éviter toute confusion, la situation actuelle peut être résumée simplement : 30 avril 2027 pour la sortie mondiale annoncée par Nintendo, 5 mai 2027 sur le calendrier officiel de Sony Pictures France.

Aucune bande-annonce complète n’a encore été dévoilée au 16 septembre 2026. Le Nintendo Direct du 40e anniversaire s’est limité au titre, au logo et aux premières indications de Miyamoto sur l’histoire. Le prochain véritable rendez-vous devrait donc être la présentation des premières images montées du film.

Ce sera surtout l’occasion de découvrir comment Wes Ball a résolu le principal défi posé par cette adaptation : transformer quarante années de Zelda en une nouvelle histoire capable d’être immédiatement reconnaissable sans reproduire un jeu que des millions de spectateurs connaissent déjà par cœur.

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