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Spider-Man: Brand New Day : Hulk n’était pas imposé par Marvel, Destin Daniel Cretton a demandé à pouvoir l’utiliser

Spider-Man: Brand New Day : Hulk n’était pas imposé par Marvel, Destin Daniel Cretton a demandé à pouvoir l’utiliser

Attention, cet article contient des révélations importantes sur Spider-Man: Brand New Day, notamment sur Hulk et l’identité du personnage joué par Sadie Sink.

Avec Hulk, le Punisher, Jean Grey, Scorpion et plusieurs personnages historiques de la saga réunis autour du Spider-Man de Tom Holland, Spider-Man: Brand New Day aurait facilement pu donner l’impression d’avoir été conçu à partir d’une liste de héros et de connexions imposée par Marvel Studios. Destin Daniel Cretton assure pourtant que le processus a fonctionné dans l’autre sens. Bruce Banner n’était pas inscrit dans le cahier des charges du film : le réalisateur et les scénaristes ont estimé que Hulk pouvait servir l’histoire de Peter Parker, puis ont dû demander à Kevin Feige s’ils avaient le droit de l’utiliser.

Le cinéaste l’a expliqué dans un long entretien accordé à l’émission Fresh Air de NPR. Selon lui, Marvel Studios ne lui a pas demandé d’intégrer Hulk pour préparer un autre film ou simplement renforcer les connexions avec le MCU. Cretton explique au contraire que son équipe devait d’abord déterminer ce dont Brand New Day avait besoin, avant de se tourner vers Feige pour savoir quels personnages du catalogue Marvel pouvaient réellement être utilisés.

Cette méthode s’est également appliquée à Jean Grey. Le personnage joué par Sadie Sink est devenu l’une des pièces essentielles du récit alors que les scénaristes cherchaient initialement une jeune antagoniste capable de refléter la solitude de Peter. Là encore, Marvel n’aurait pas fourni le nom de Jean Grey avec l’obligation de préparer les futurs X-Men. L’équipe de Cretton a choisi de la proposer parce que ses pouvoirs et son histoire répondaient aux besoins du film.

Hulk est arrivé après l’histoire, pas avant elle

La déclaration de Destin Daniel Cretton est assez directe. Pour le réalisateur, « cela avait du sens » que Hulk soit présent dans Brand New Day, mais cette apparition ne constituait pas une consigne du studio. Son équipe a donc demandé à Kevin Feige si Bruce Banner pouvait entrer dans le scénario, puis a défendu l’idée auprès de lui.

Cette précision éclaire différemment le rôle de Mark Ruffalo dans le film.

Après les événements de Spider-Man: No Way Home, Peter Parker vit complètement seul. Le sort lancé par Doctor Strange a effacé son existence de la mémoire de ceux qui le connaissaient, y compris MJ et Ned. Quatre ans plus tard, Peter s’est presque entièrement consacré à Spider-Man. Le synopsis officiel publié par Sony Pictures insiste justement sur cette situation : il combat le crime à plein temps, observe ses anciens proches poursuivre leur existence sans lui et commence parallèlement à subir une inquiétante transformation physique.

C’est à ce moment que Bruce Banner devient utile au récit. Peter ne se tourne pas vers lui parce que le film a besoin d’ajouter un Avenger à son affiche, mais parce que Banner est l’un des rares scientifiques du MCU capables de comprendre ce qui arrive à son corps. L’homme qui vit lui-même depuis des années avec une transformation qu’il ne contrôle pas totalement possède en outre une expérience particulière pour parler à Peter de cette peur.

Le parallèle est suffisamment évident pour donner à Hulk une fonction dramatique qui dépasse le simple caméo. Peter voit son propre corps devenir une source de danger, tandis que Banner connaît depuis longtemps cette sensation de ne pas pouvoir complètement séparer l’homme du monstre.

Mark Ruffalo revient dans un rôle différent de ses précédentes apparitions

Bruce Banner n’est d’ailleurs plus exactement celui que le public avait découvert dans les premiers Avengers.

Dans Brand New Day, le personnage est désormais professeur à l’Empire State University. Peter vient chercher son aide au moment où ses pouvoirs et son organisme commencent à changer. Sony confirme officiellement Mark Ruffalo au casting aux côtés de Tom Holland, Zendaya, Sadie Sink, Jacob Batalon, Jon Bernthal, Tramell Tillman et Michael Mando.

Cretton utilise donc Bruce Banner dans un contexte beaucoup plus intime avant de laisser Hulk prendre une place plus spectaculaire dans la suite du film.

Cette construction est importante pour comprendre la remarque du réalisateur. La question n’était pas simplement : « Quel grand personnage du MCU peut-on faire apparaître dans le quatrième Spider-Man ? » L’équipe cherchait une figure susceptible de comprendre la transformation de Peter, puis capable d’être entraînée elle-même dans l’escalade provoquée par Jean Grey.

Le fait que Marvel ait dû valider la demande montre aussi les contraintes propres au MCU. Utiliser un personnage déjà installé dans plusieurs franchises suppose de tenir compte de son parcours, de ses futurs projets et de sa disponibilité dans la continuité générale. Cretton ne pouvait donc pas simplement écrire Hulk dans son scénario et considérer la décision comme acquise.

Jean Grey est née du même processus créatif

La révélation est encore plus intéressante concernant Jean Grey.

Destin Daniel Cretton et les scénaristes Chris McKenna et Erik Sommers savaient que leur véritable antagoniste devait être capable d’entrer dans l’esprit des autres. Ils cherchaient également un personnage plus jeune que Peter, dont la solitude pourrait faire écho à celle du héros.

À ce stade, Jean Grey n’était pas encore choisie.

Dans un entretien avec The Credits, publication de la Motion Picture Association, Chris McKenna explique que l’équipe possédait déjà une bonne partie de l'histoire avant l’arrivée de Cretton, mais qu’elle n’avait pas encore trouvé le personnage qui deviendrait l’antagoniste central. L’introduction de Jean Grey a fini par constituer, selon lui, la pièce qui manquait au scénario.

Cretton raconte de son côté à NPR que les scénaristes avaient envisagé de créer un personnage original avant de réfléchir aux figures déjà présentes dans l’univers Marvel. Ils se sont alors tournés vers Kevin Feige pour demander quels personnages pourraient correspondre à cette fonction. Jean Grey s’est progressivement imposée.

Le réalisateur insiste sur le fait que Feige ne lui demandait pas d’ajouter tel ou tel personnage. Son équipe arrivait avec un besoin narratif, demandait ce qui était possible, puis travaillait à partir des options disponibles.

Sadie Sink n’était donc pas seulement là pour préparer X-Men

La présence de Jean Grey possède évidemment des conséquences beaucoup plus larges pour Marvel Studios.

Sadie Sink doit reprendre le rôle dans le nouveau film X-Men, où Marvel prépare une nouvelle génération de mutants. Dernier Rush suit déjà la constitution de cette équipe, avec notamment Asa Germann en discussions avancées pour incarner Angel dans le MCU.

Il serait donc facile de considérer Brand New Day comme une simple rampe de lancement pour la future franchise.

Cretton affirme pourtant que ce n’était pas son intention première. Dans un entretien accordé à TheWrap après la sortie du film, il explique ne pas avoir cherché personnellement à « préparer quelque chose pour Kevin Feige ». Son objectif était de trouver le meilleur personnage possible pour servir l’histoire de Spider-Man. Jean Grey faisait partie des options disponibles et Sadie Sink lui a immédiatement semblé correspondre à cette version du rôle.

La différence est importante. Le film peut évidemment produire des conséquences pour le reste du MCU tout en ayant choisi Jean Grey pour une raison propre à son scénario.

Les scénaristes ont notamment utilisé les traumatismes de Jean et Peter comme deux réponses opposées à la perte. Peter a perdu Tante May et a choisi ensuite de s’isoler pour protéger ceux qu’il aime. Jean possède elle aussi une histoire marquée par la disparition et la solitude, mais ses pouvoirs télépathiques lui permettent paradoxalement d’entrer dans l’intimité de tout le monde sans que personne ne connaisse véritablement la sienne.

Le conflit entre les deux personnages repose ainsi moins sur une opposition classique entre héros et méchant que sur deux manières de réagir à une expérience émotionnelle comparable.

La salle d’écriture avait envisagé beaucoup d’autres personnages Marvel

Hulk et Jean Grey ne sont manifestement que deux noms parmi un nombre beaucoup plus important étudié pendant le développement.

Cretton raconte à NPR que la salle d’écriture comportait pratiquement tous les personnages susceptibles d’être envisagés, affichés comme des possibilités. Beaucoup ont été écartés au fur et à mesure que l’histoire trouvait sa forme.

Cette méthode permet de comprendre pourquoi Brand New Day contient malgré tout autant de figures connues.

Le Punisher de Jon Bernthal correspond à une autre facette du parcours de Peter : une vision beaucoup plus violente de la lutte contre le crime. Mac Gargan, alias Scorpion, joué par Michael Mando, permet au contraire de renouer avec une intrigue laissée en suspens depuis Spider-Man: Homecoming. Bruce Banner répond à la transformation physique du héros, tandis que Jean Grey cristallise son isolement émotionnel.

Cela ne signifie pas que chaque apparition soit totalement indépendante de la stratégie générale du MCU. Un univers partagé fonctionne forcément grâce à des décisions coordonnées entre plusieurs films. Mais les déclarations de Cretton permettent au moins de distinguer deux choses souvent confondues : Marvel doit autoriser l’utilisation d’un personnage, mais cela ne signifie pas nécessairement que Marvel a imposé sa présence au réalisateur.

Brand New Day voulait éviter la course au « toujours plus gros »

Cette philosophie correspond aussi à la manière dont l’équipe a abordé l’après-No Way Home.

Le précédent film avait réuni trois incarnations de Spider-Man, plusieurs anciens adversaires de la franchise et une intrigue multiverselle difficile à dépasser en termes de spectacle ou de nostalgie. Chercher à faire simplement « plus grand » aurait probablement conduit le quatrième film vers une impasse.

Brand New Day repart donc d’une situation beaucoup plus personnelle : Peter est vivant, mais le monde a oublié Peter Parker.

Même avec Hulk, le Punisher et Jean Grey autour de lui, le véritable fil conducteur reste son isolement. Cretton a expliqué à plusieurs reprises que Tom Holland avait été l’un des éléments essentiels de cette approche, notamment dans les scènes où Peter tente maladroitement de continuer à vivre dans un monde où ceux qui comptaient le plus pour lui ne savent plus qui il est.

Le paradoxe de Brand New Day est là : le film possède un casting Marvel particulièrement chargé, mais son réalisateur assure que ces personnages ont été sélectionnés pour resserrer le récit autour de Peter plutôt que pour l’élargir artificiellement.

Le succès du film donne aujourd’hui un autre poids à ces choix

Cette méthode n’a en tout cas pas empêché le public de répondre massivement présent.

En France, Spider-Man: Brand New Day, sorti le 29 juillet 2026, a dépassé début septembre les 8 millions d’entrées, devenant le premier film de super-héros à franchir ce seuil dans les salles françaises. Dernier Rush a détaillé ce record historique et la poursuite de son exploitation en France.

À l’échelle mondiale, Sony a lui aussi présenté le lancement du film comme un nouveau record pour la franchise et pour son exploitation en salles.

Le succès commercial ne règle évidemment pas le débat autour de la multiplication des personnages dans le MCU. Il donne toutefois un contexte intéressant aux déclarations de Destin Daniel Cretton : ce qui pouvait apparaître avant la sortie comme un assemblage de héros destiné à gonfler l’événement aurait, selon le réalisateur, été construit exactement dans l’ordre inverse.

Hulk n’était pas imposé. Jean Grey non plus.

L’équipe a d’abord cherché les personnages dont Peter Parker avait besoin pour raconter cette nouvelle étape de sa vie. Ensuite seulement, elle est allée frapper à la porte de Kevin Feige pour demander : est-ce qu’on peut les utiliser ?

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