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Sarah Paulson trouve avec Closing Night le rôle cinéma qu’elle n’osait plus attendre

Sarah Paulson trouve avec Closing Night le rôle cinéma qu’elle n’osait plus attendre

Sarah Paulson a d’abord cru que le scénario était destiné à Cate Blanchett. En découvrant Closing Night, le premier long-métrage de Cody Fern, l’actrice peinait à imaginer qu’on lui confiait réellement ce personnage. Présenté au Festival international du film de Toronto, le drame lui offre une place centrale : celle d’une comédienne reconnue dont la vie professionnelle et familiale menace de s’effondrer.

L’occasion est particulièrement importante pour une interprète dont les rôles les plus célébrés restent associés aux séries. À Toronto, Paulson raconte surtout la surprise de recevoir un personnage aussi ambitieux, écrit expressément pour elle. Et cette rencontre de cinéma trouve son origine sur un plateau bien connu de ses admirateurs : celui d’American Horror Story.

Un rôle né de sa rencontre avec Cody Fern sur American Horror Story

Paulson et Fern se sont rapprochés en travaillant sur American Horror Story: Apocalypse, la huitième saison de l’anthologie. Lui jouait Michael Langdon ; elle retrouvait notamment Cordelia. Leur collaboration a donné au jeune acteur l’envie de lui offrir un autre terrain de jeu, cette fois derrière la caméra.

Dans un entretien filmé par TheWrap à Toronto, publié le 11 septembre, Paulson raconte que Fern lui a annoncé avoir écrit quelque chose pour elle. Sa première réaction a été de douter que le projet puisse réellement se monter. Puis la lecture l’a surprise : elle connaissait son partenaire de jeu, beaucoup moins cette facette de son écriture.

Elle lui a même suggéré qu’une autre actrice permettrait peut-être de réunir davantage d’argent. Fern a maintenu son choix. Pour lui, ce rôle devait donner à Paulson l’espace nécessaire pour explorer des possibilités qu’il avait perçues en la regardant travailler.

Cette confiance ajoute aussi une pression particulière. Paulson explique qu’un personnage écrit à son intention lui fait immédiatement craindre de décevoir son auteur. Derrière l’enthousiasme promotionnel, son récit fait apparaître une inquiétude très concrète : être à la hauteur de ce que quelqu’un a imaginé pour vous.

Une actrice qui risque de perdre ce qui la définit

Dans Closing Night, Paulson incarne Sandra Vale, une comédienne de Broadway sur le point d’interpréter un rôle décisif. Elle invite à New York sa sœur April, jouée par Naomi Watts, après trente années sans se parler.

Le synopsis officiel de mk2 Films précise ce qui les sépare : April est restée dans leur ville d’origine, où elle travaille comme coiffeuse dans le salon de leur mère et a élevé seule son fils Theo. Sandra, elle, a construit sa vie autour de la scène. Lorsqu’elle s’effondre pendant une représentation, les retrouvailles prennent une tout autre dimension.

Cette situation donne au personnage plusieurs enjeux simultanés. Sandra doit faire face à sa vulnérabilité alors qu’elle retrouve une sœur avec laquelle les griefs n’ont jamais été réglés. Sa réussite professionnelle ne lui permet plus de tenir sa famille à distance.

Dianne Wiest et Toby Wallace complètent notamment la distribution de ce premier long-métrage, coécrit par Cody Fern et Devon Bostick. Le film associe ainsi le portrait d’une artiste en difficulté à une histoire familiale où les trajectoires des uns se sont construites au prix des renoncements des autres.

Le décor théâtral résonne également avec le parcours récent de Paulson. En 2024, elle a remporté le Tony Award de la meilleure actrice dans une pièce pour Appropriate. Cette œuvre de Branden Jacobs-Jenkins mettait déjà au jour les secrets et les ressentiments d’une famille réunie autour d’un héritage. Le palmarès officiel des Tony Awards rappelle cette consécration sur scène, deux ans avant la présentation de Closing Night.

Une carrière déjà reconnue, mais des possibilités inégales

Il serait toutefois trompeur de présenter Closing Night comme la découverte tardive d’une actrice absente du cinéma. Paulson a notamment travaillé avec Steve McQueen dans 12 Years a Slave et Jeff Nichols dans Mud. Sa biographie publiée par la Television Academy témoigne d’un parcours construit depuis longtemps entre cinéma, télévision et théâtre.

La différence tient à la place des rôles dans sa carrière. En incarnant la procureure Marcia Clark dans The People v. O. J. Simpson: American Crime Story, elle avait obtenu en 2016 l’Emmy de la meilleure actrice dans une mini-série. Cette reconnaissance télévisuelle ne garantit pourtant pas l’accès à des premiers rôles comparables au cinéma.

C’est précisément le décalage qu’elle évoque dans son entretien avec Variety publié le 12 septembre : les récompenses télévisées n’ont pas entraîné les propositions cinéma espérées.

L’intérêt de Closing Night se situe donc déjà là, avant toute éventuelle nomination : un réalisateur a construit son film autour de ses capacités d’interprète. La présentation à Toronto ouvre une nouvelle étape, mais ne suffit pas à annoncer un parcours aux Oscars.

Pour le public français, aucune date de sortie en salles ou en streaming n’a pu être confirmée au 13 septembre 2026. mk2 Films référence le long-métrage, d’une durée de 113 minutes, sous son titre original Closing Night, sans calendrier français indiqué sur sa fiche.

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