> ## Content Index
> Fetch the complete content index at: https://www.dernier-rush.fr/llms.txt
> Use this file to discover other available public pages before exploring further.

# On regarde quoi ce week-end ? Lanterns, le polar de science-fiction qui relance Green Lantern
- URL: https://www.dernier-rush.fr/on-regarde-quoi-ce-week-end-lanterns-le-polar-de-science-fiction-qui-relance-green-lantern/
- Published: 2026-08-29T08:45:43.000Z
- Updated: 2026-08-29T15:00:14.000Z
- Author: Thomas.S
- Tags: Recommandations, HBO Max

**Deux épisodes ont suffi à installer *Lanterns* parmi les séries les plus intéressantes de cette fin d’été. Disponible sur HBO Max, cette production DC transforme l’univers de Green Lantern en enquête criminelle tendue, portée par l’excellent duo formé par Kyle Chandler et Aaron Pierre.**

Si vous cherchez une nouvelle série à commencer ce week-end, je vous conseille *Lanterns*. Pas parce qu’elle appartient au nouvel univers DC de James Gunn, ni parce qu’elle prépare plusieurs films à venir. La série mérite surtout le détour pour une raison beaucoup plus simple : elle fonctionne comme un véritable polar, même lorsque l’on retire toute sa dimension super-héroïque.

Les deux premiers épisodes sont disponibles sur HBO Max en France. Ils permettent déjà de comprendre ce que la série veut proposer, sans demander huit heures d’investissement ni la connaissance de dizaines de films et de comics.

## Green Lantern rencontre True Detective

*Lanterns* suit Hal Jordan, un Green Lantern expérimenté incarné par Kyle Chandler, et John Stewart, une nouvelle recrue jouée par Aaron Pierre. Ces deux policiers intergalactiques sont envoyés dans le Nebraska pour enquêter sur un meurtre susceptible d’avoir une origine extraterrestre.

Sur le papier, le point de départ paraît presque absurde : deux hommes équipés d’anneaux capables de matérialiser leurs pensées cherchent un meurtrier dans une petite ville rurale américaine. Pourtant, la série traite cette situation avec beaucoup de sérieux. Les pouvoirs existent, les extraterrestres aussi, mais ils ne remplacent jamais l’enquête, les interrogatoires et les tensions entre les personnages.

C’est ce qui différencie immédiatement *Lanterns* d’une production Marvel ou DC plus classique. Il ne s’agit pas d’attendre qu’un immense portail s’ouvre dans le ciel avant une bataille entièrement numérique. La série emprunte davantage au thriller policier et au néo-western. Les routes désertes, les communautés méfiantes et les secrets enfouis donnent parfois l’impression de regarder une déclinaison de *True Detective* traversée par la mythologie Green Lantern.

Chris Mundy, connu notamment pour *Ozark*, dirige la série avec Damon Lindelof, cocréateur de *Lost* et auteur de *Watchmen*, ainsi que le scénariste de comics Tom King. Cette association explique en partie l’équilibre recherché entre drame humain, mystère et éléments issus des bandes dessinées.

## Kyle Chandler et Aaron Pierre font toute la différence

La principale force de *Lanterns* reste son duo central. Kyle Chandler ne joue pas Hal Jordan comme un super-héros parfait. Son personnage est expérimenté, sûr de lui et parfois difficile à apprécier. Face à lui, John Stewart cherche encore sa place dans une organisation dont il ne maîtrise ni les règles ni les enjeux.

Aaron Pierre apporte à cette nouvelle recrue une présence physique impressionnante, mais aussi une retenue qui évite d’en faire un simple héros débutant. La relation entre les deux hommes repose autant sur leur opposition que sur leur complémentarité : l’un pense avoir déjà tout vu, tandis que l’autre refuse de se contenter des réponses qu’on lui donne.

Cette dynamique a d’ailleurs été régulièrement mise en avant dans les premières critiques américaines. Au 29 août, la saison affiche 94 % d’avis positifs auprès de la presse recensée par Rotten Tomatoes, contre 82 % du côté du public. Les retours saluent principalement l’écriture des personnages et l’alchimie entre Chandler et Pierre, même si certains regrettent une utilisation encore limitée du spectacle cosmique.

C’est une réserve compréhensible. Les spectateurs venus uniquement pour voir des constructions vertes géantes et des batailles spatiales pourraient trouver le démarrage trop terrestre. Mais la série ne renie pas complètement ses origines : elle introduit progressivement les Green Lanterns, leurs adversaires et une mythologie beaucoup plus vaste.

## Faut-il connaître l’univers DC avant de commencer ?

Non. *Lanterns* appartient bien au nouveau DC Universe lancé par James Gunn et Peter Safran. Nathan Fillion reprend notamment le rôle de Guy Gardner, déjà aperçu ailleurs dans cette continuité, tandis que plusieurs éléments devraient avoir des conséquences sur les prochains films.

Pour autant, les deux premiers épisodes peuvent être regardés sans aucune préparation. Hal Jordan, John Stewart, leurs anneaux et leur mission sont présentés directement dans le récit. La série ne demande pas d’avoir vu l’ancien film *Green Lantern* avec Ryan Reynolds, qui appartient de toute façon à une autre continuité.

Le casting comprend également Kelly Macdonald, Garret Dillahunt, Poorna Jagannathan, Jason Ritter, Ulrich Thomsen et Laura Linney. Ces acteurs permettent à l’enquête de ne pas reposer exclusivement sur ses deux super-héros et donnent du poids aux habitants rencontrés dans le Nebraska.

## Deux épisodes disponibles avant la suite lundi

La première saison compte huit épisodes, diffusés chaque semaine. Les deux premiers sont actuellement disponibles sur HBO Max en France. Le troisième sera mis en ligne lundi 31 août vers 3 heures du matin, avant un final programmé le 5 octobre.

Ce rythme rend le démarrage particulièrement accessible : vous pouvez regarder les deux premiers chapitres ce week-end, entrer dans le mystère sans vous faire dépasser par une saison entière et poursuivre dès lundi si l’enquête vous convainc.

Avec 9,3 millions de visionnages mondiaux comptabilisés durant ses trois premiers jours, *Lanterns* a déjà réalisé un lancement solide pour HBO. Mais son intérêt ne tient pas seulement à sa place dans le futur de DC. Pour le moment, c’est surtout un polar de science-fiction bien interprété, suffisamment accessible pour les nouveaux venus et assez respectueux de son univers pour intriguer les lecteurs de comics. C’est précisément pour cette raison que je vous la conseille ce week-end.