Les légendes urbaines de Horror Collector ont désormais rendez-vous avec la télévision japonaise. L’adaptation animée de la populaire série de romans jeunesse de Midori Sato et Norio Tsuruta commencera le 10 octobre 2026 sur NHK General, avec une première saison de douze épisodes. La chaîne japonaise accompagne cette date d’un nouveau teaser et révèle enfin les principales voix de la série : Hiyori Ishibashi incarnera Fushigi Chino, Jun Fukuyama prêtera sa voix à son improbable compagnon Jimmy, tandis que Saori Hayami et Nobuhiko Okamoto interpréteront deux personnages beaucoup plus mystérieux.
Cette annonce précise considérablement un projet dont on savait jusqu’ici surtout qu’il arriverait durant l’automne. Horror Collector ne sera pas seulement une nouvelle série surnaturelle au milieu d’une rentrée déjà très chargée en anime. Son matériau d’origine possède plus de dix ans d’existence, dépasse le million d’exemplaires en circulation et repose sur un principe suffisamment simple pour faire fonctionner des histoires horrifiques très différentes : les légendes urbaines que tout le monde prend pour de simples rumeurs deviennent réellement dangereuses.
Au centre de cette mécanique se trouve un garçon vêtu de rouge, un carnet capable de recueillir les phénomènes surnaturels et un chien à visage humain qui parle avec l’accent du Kansai.
Pas exactement le duo le plus conventionnel de la saison.
La nouvelle présentation publiée autour du teaser confirme que l’anime débutera le samedi 10 octobre à 23 h 45 sur NHK General. Les épisodes dureront jusqu’à 0 h 10 et seront également proposés au Japon sur NHK ONE en simultané et en rattrapage. Douze épisodes sont annoncés pour cette première saison.
Horror Collector transforme les légendes urbaines en véritables monstres
Le principe de la série repose sur Fushigi Chino, un garçon reconnaissable à son sweat à capuche rouge et au carnet qu’il transporte avec lui.
Fushigi voyage de ville en ville à la recherche de phénomènes surnaturels. Des histoires que les habitants imaginaient fausses commencent réellement à se produire : rumeurs inquiétantes, apparitions, créatures et autres légendes urbaines prennent forme dans le monde réel.
Son objectif est de retrouver ces manifestations et de les enfermer dans son carnet rouge.
L’élément donne à Horror Collector une structure particulièrement adaptée à l’animation télévisée. Chaque nouvelle destination peut introduire une rumeur différente, avec ses victimes, ses règles et sa propre ambiance, tout en faisant progresser un mystère beaucoup plus large autour de l’origine de ces manifestations.
Car Fushigi ne cherche pas seulement à collectionner les phénomènes étranges.
Il poursuit également Himitsu, une mystérieuse jeune fille capable de matérialiser les légendes urbaines.
La présentation officielle de l’anime explique que Fushigi veut la retrouver tandis que de nouveaux incidents surnaturels se produisent sur son chemin. À ses côtés se trouve Jimmy, un étrange chien à visage humain qui possède un caractère beaucoup plus chaleureux que son apparence ne le laisserait imaginer.
Cette construction permet à Horror Collector de fonctionner à deux niveaux : proposer régulièrement de nouvelles histoires d’horreur suffisamment autonomes pour être comprises immédiatement, tout en développant la confrontation entre Fushigi et Himitsu sur l’ensemble de la saison.
Hiyori Ishibashi sera Fushigi Chino
Le nouveau teaser permet surtout de mettre enfin des voix sur ces personnages.
Hiyori Ishibashi interprétera Fushigi Chino.
Son personnage est présenté comme particulièrement détaché du monde qui l’entoure. Il ne semble pas courir après les légendes urbaines par simple curiosité et traite les événements surnaturels avec un calme qui contraste nécessairement avec les personnes ordinaires confrontées aux phénomènes qu’il recherche.
Ishibashi a expliqué à l’occasion de cette annonce qu’il s’agissait de sa première véritable expérience dans une œuvre d’horreur et qu’il avait rarement entendu autant de cris enregistrés pendant des séances de doublage.
Un commentaire amusant qui donne aussi une indication sur le ton recherché.
Malgré son origine dans une collection de romans destinée à un jeune lectorat, Horror Collector ne semble pas vouloir éliminer ce qui rend ses histoires inquiétantes. L’objectif reste de provoquer une véritable sensation de malaise et de faire fonctionner ces légendes précisément parce qu’elles pourraient, en apparence, surgir à quelques mètres de chez nous.
Jun Fukuyama incarne Jimmy, le chien à visage humain
À côté d’un héros particulièrement froid, la série place volontairement un personnage beaucoup plus expansif.
Jun Fukuyama prête sa voix à Jimmy, un chien à visage humain vêtu d’un imperméable jaune qui accompagne Fushigi dans ses voyages.
La créature appartient exactement au type d’imaginaire que Horror Collector cherche à exploiter : suffisamment étrange pour provoquer immédiatement un malaise, mais traitée ici comme un véritable personnage plutôt que comme une simple apparition monstrueuse.
Jimmy parle avec un accent du Kansai et possède un tempérament beaucoup plus empathique que son partenaire. Là où Fushigi paraît indifférent à ce qui l’entoure, Jimmy ne supporte pas de laisser quelqu’un en difficulté.
Fukuyama explique lui-même avoir essayé de devenir une sorte de moteur comique pendant l’enregistrement, afin d’introduire des moments de relâchement entre les scènes plus lourdes et les séquences destinées à effrayer le public.
Cette dynamique pourrait devenir l’une des clés de l’anime.
Une succession permanente de scènes inquiétantes finit rapidement par produire l’effet inverse de celui recherché : lorsque tout est constamment sombre, plus rien ne l’est réellement. Jimmy peut offrir précisément les respirations nécessaires avant qu’une nouvelle histoire ne fasse basculer l’atmosphère.
Saori Hayami sera la mystérieuse Himitsu
Saori Hayami incarnera de son côté Himitsu, personnage central du grand mystère entourant la série.
La jeune fille est associée à la légende d’un « enfant sans visage » et possède surtout une capacité fondamentale : elle peut donner une existence réelle aux légendes urbaines.
Fushigi la poursuit donc directement.
Mais le personnage n’est pas présenté comme une simple antagoniste dont il suffirait de stopper les pouvoirs. Sa relation avec Fushigi constitue manifestement l’un des fils rouges que les douze épisodes devront progressivement éclaircir.
Hayami insiste d’ailleurs sur l’atmosphère particulière de l’œuvre originale, à la fois étrange et inquiétante, en expliquant que les romans auraient probablement été le genre d’histoires capables de l’empêcher de dormir lorsqu’elle était enfant.
C’est probablement là que Horror Collector peut dépasser le simple catalogue de monstres folkloriques.
Les histoires indépendantes offrent la peur immédiate.
Himitsu fournit le mystère qui pousse à continuer.
Nobuhiko Okamoto cache encore presque tout sur son personnage
Le quatrième acteur principal dévoilé est Nobuhiko Okamoto.
Il interprétera pour l’instant un personnage désigné simplement comme « l’homme au parapluie bleu ».
Il voyage avec Himitsu, porte des vêtements bleus et possède un rire suffisamment particulier pour être mentionné directement dans sa description officielle. Sa véritable motivation reste en revanche inconnue.
L’équipe ne révèle pas s’il protège Himitsu, s’il l’utilise, s’il partage ses objectifs ou s’il poursuit son propre plan.
Ce choix de ne pas lui donner immédiatement une identité plus précise entretient volontairement le mystère.
Okamoto a de son côté expliqué être déjà amateur de récits horrifiques, de fantômes et de phénomènes étranges, ce qui l’a poussé à accepter avec enthousiasme ce rôle.
Entre Fushigi et Jimmy d’un côté, Himitsu et cet homme au parapluie bleu de l’autre, l’anime dispose ainsi de deux duos dont les trajectoires devraient progressivement se rapprocher.
Les romans Horror Collector existent depuis 2015
Cette adaptation arrive après une carrière déjà particulièrement longue en librairie.
KADOKAWA publie Horror Collector dans sa collection Kadokawa Tsubasa Bunko depuis 2015. Les romans sont écrits par Midori Sato et Norio Tsuruta, avec des illustrations de Yon.
Au printemps 2026, la collection atteignait déjà son 28e volume et dépassait le million d’exemplaires en circulation, un total qui inclut les éditions publiées à l’étranger. KADOKAWA détaille ici l’histoire éditoriale de Horror Collector et son passage au million d’exemplaires.
Cette longévité change beaucoup de choses pour l’anime.
Avec seulement douze épisodes annoncés, la première saison dispose d’un réservoir d’histoires considérablement plus vaste que ce qu’elle pourra adapter immédiatement. La question ne sera donc probablement pas de savoir si les producteurs possèdent assez de matière, mais plutôt quelles légendes ils ont décidé de sélectionner et comment elles seront reliées à la quête principale de Fushigi.
La collection officielle de Kadokawa permet d’ailleurs de mesurer la quantité de récits déjà disponibles, avec des volumes construits autour de malédictions, de trahisons, de souhaits dangereux ou encore d’histoires associées au vendredi 13. La collection complète est présentée sur le site de Kadokawa Tsubasa Bunko.
Norio Tsuruta apporte surtout une vraie filiation avec la J-horror
Le nom de Norio Tsuruta donne également une profondeur particulière au projet.
KADOKAWA le présente directement comme l’une des figures fondatrices de la J-horror, notamment grâce à son travail sur la franchise télévisée Honto ni Atta Kowai Hanashi.
Cette filiation permet de mieux comprendre le type de peur recherché dans Horror Collector.
Les récits de légendes urbaines fonctionnent rarement uniquement grâce à une créature spectaculaire. Leur efficacité repose souvent sur quelque chose de beaucoup plus simple : une règle étrange, une rumeur suffisamment crédible pour être répétée, un lieu quotidien soudainement menaçant ou l’impression qu’une histoire pourrait continuer d’exister simplement parce que des gens continuent à la raconter.
Le site officiel de l’anime présente justement Horror Collector comme une œuvre où la peur peut se trouver « juste à côté de vous » et où les légendes urbaines se mêlent à une véritable sensibilité J-horror. NHK a également détaillé cet univers lors de l’annonce des chansons de l’anime.
Ce positionnement peut permettre à la série de trouver une place assez différente parmi les productions surnaturelles de l’automne.
Suga Shikao signe à la fois l’opening et l’ending
La musique accentue encore cette identité japonaise.
Suga Shikao a été choisi pour interpréter à la fois le générique d’ouverture et celui de fin. Le teaser permet désormais d’entendre une partie de l’opening, intitulé « Kageboushi ».
Le chanteur a expliqué être lui-même amateur de J-horror et de légendes urbaines, ce qui rend la collaboration particulièrement cohérente. Les deux chansons ont été spécialement écrites pour l’anime.
Le titre de l’ending n’est en revanche pas encore communiqué dans les informations officielles actuellement disponibles.
C’est exactement le genre de détail sur lequel il vaut mieux attendre une annonce plutôt que compléter artificiellement une fiche encore incomplète.
Studio Palette produira les douze épisodes
Le nouveau point d’étape permet aussi de connaître beaucoup plus précisément l’équipe créative.
Yuki Inaba assurera à la fois la réalisation et la composition de la série. Kaori Yoshikawa s’occupe du character design, Masato Koda compose la musique et Tetsuya Gunji dirige le travail sonore.
L’animation sera produite par studio Palette, tandis que NHK Enterprises assure la production et NHK la production/détention du programme.
Le format de douze épisodes donne désormais une idée beaucoup plus claire de l’ambition de cette première adaptation.
Avec un épisode diffusé chaque samedi soir, Horror Collector s’inscrira dans une formule saisonnière assez traditionnelle, mais sur une chaîne qui permet au programme d’avoir au Japon une visibilité bien différente de celle d’un anime diffusé uniquement sur une plateforme spécialisée.
Horror Collector sera-t-il disponible en France ?
C’est aujourd’hui la grande question sans réponse.
Aucune plateforme n’a encore annoncé officiellement la diffusion de Horror Collector en France.
Crunchyroll a consacré plusieurs articles à l’anime, dont celui publié aujourd’hui sur sa date et son casting, mais il s’agit de Crunchyroll News, la rédaction du groupe. La publication d’une actualité sur ce site ne constitue pas une annonce de simulcast.
Au Japon, la situation est claire : NHK General diffusera la série chaque samedi à partir du 10 octobre et NHK ONE assurera une diffusion simultanée ainsi qu’un service de rattrapage.
Pour la France, il faudra donc encore attendre.
C’est une situation comparable à celle de plusieurs anime de la rentrée dont la date japonaise est déjà fixée alors que les droits internationaux ne sont pas encore tous annoncés. Dernier Rush suit notamment Hotel Inhumans saison 2, qui débutera le 4 octobre au Japon mais dont le simulcast français n’a pas encore été confirmé.
Il serait donc trompeur d’écrire aujourd’hui que Horror Collector « sortira sur Crunchyroll le 10 octobre en France ».
Ce que l’on peut confirmer est uniquement sa date japonaise.
Une série d’horreur qui arrive au moment parfait
Le calendrier joue finalement en faveur de l’anime.
Diffusé à partir du 10 octobre, Horror Collector passera l’essentiel de ses premiers épisodes au cœur de la période précédant Halloween, alors même que son concept repose sur des rumeurs surnaturelles et des histoires destinées à provoquer ce réflexe très particulier : entendre une légende absurde, rire quelques secondes… puis y repenser en rentrant seul chez soi.
La série possède aussi une qualité devenue précieuse dans une saison d’anime surchargée : son concept se comprend immédiatement.
Un garçon poursuit les légendes urbaines devenues réelles.
Il les enferme dans un carnet.
Une mystérieuse jeune fille semble être responsable de leur matérialisation.
Et son meilleur allié est un chien à visage humain vêtu d’un ciré jaune.
Reste à découvrir si l’adaptation parviendra à préserver ce qui a permis aux romans de dépasser le million d’exemplaires : cette frontière assez particulière entre des histoires pensées pour être accessibles à un jeune public et une tradition horrifique japonaise qui sait qu’il n’est pas toujours nécessaire de montrer beaucoup de choses pour laisser une image inquiétante dans la tête.
Le 10 octobre, NHK ouvrira le carnet rouge de Fushigi.
Pour la France, il faudra encore attendre de savoir quelle plateforme décidera de le récupérer.