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Misty Green : Chris Rock divise à Toronto, Rosalind Eleazar s’impose comme la révélation

Misty Green : Chris Rock divise à Toronto, Rosalind Eleazar s’impose comme la révélation

Douze ans après Top Five, Chris Rock revient derrière la caméra avec Misty Green, un drame hollywoodien présenté en première mondiale au Festival de Toronto. Le film divise déjà nettement les critiques sur son scénario et sa mise en scène, mais un nom revient presque systématiquement dans les avis : Rosalind Eleazar.

L’actrice britannique, principalement connue du grand public pour Slow Horses, incarne une ancienne star de télévision qui tente désespérément de relancer sa carrière à Los Angeles. Quelques jours après la projection, l’Associated Press décrit déjà le rôle comme potentiellement déterminant dans sa carrière.

A24 présente officiellement Misty Green comme l’histoire d’une actrice talentueuse dont la carrière s’est arrêtée après un premier succès et qui tente de décrocher une seconde chance.

Voir la fiche officielle de Misty Green chez A24

Misty Green a déjà connu le succès, mais Hollywood l’a oubliée

Rosalind Eleazar interprète Misty Green, une actrice qui a autrefois connu suffisamment de succès pour remporter un Emmy.

Le problème est que cette reconnaissance appartient désormais au passé.

Misty peine à trouver du travail, manque d’argent et ne dispose plus que de quelques jours pour quitter la maison de son ancien compagnon décédé. Dans le même temps, elle tente de gérer ses addictions, sa réputation compliquée et les problèmes de son frère, interprété par Daniel Kaluuya.

Le New York Film Festival, qui accueillera prochainement le film pour sa première américaine, précise que Misty dispose de sept jours pour remettre sa vie sur les rails. Adam Driver incarne un ancien collègue particulièrement problématique, tandis que Chris Rock joue lui-même un réalisateur susceptible de lui offrir le rôle capable de relancer sa carrière.

Cette situation permet au film de poser une question plus intéressante que celle d’une actrice essayant simplement de devenir célèbre : que se passe-t-il lorsque quelqu’un a déjà réussi, mais que l’industrie est passée à autre chose ?

Rosalind Eleazar met presque toutes les critiques d’accord

C’est sur elle que le consensus est actuellement le plus net.

Variety se montre particulièrement enthousiaste et décrit la performance de Rosalind Eleazar comme l’élément central d’un film qu’il considère comme l’un des portraits récents les plus réussis d’Hollywood.

Screen Daily parle également d’une performance particulièrement intense, capable de porter un film dont le scénario apparaît parfois moins maîtrisé que les idées qu’il cherche à développer.

TheWrap estime de son côté que Chris Rock a trouvé une véritable star avec Eleazar, dont le personnage alterne colère, vulnérabilité, orgueil et comportement autodestructeur.

Et depuis la première, l’Associated Press est allé encore plus loin en présentant Misty Green comme le premier véritable grand rôle de cinéma de Rosalind Eleazar, susceptible de faire changer de dimension sa carrière.

L’actrice est déjà familière des abonnés Apple TV grâce à Louisa Guy dans Slow Horses. Elle reviendra d’ailleurs dans [la saison 6 de la série d’espionnage, attendue cette semaine]. Notre article sur Slow Horses saison 6

Toronto avait récompensé Rosalind Eleazar avant même la sortie du film

L’attention autour de son interprétation ne vient pas uniquement des premières critiques.

Le Festival de Toronto avait déjà choisi Rosalind Eleazar parmi les lauréates de ses TIFF Tribute Performer Awards 2026, aux côtés notamment d’Isabelle Huppert.

La cérémonie s’est tenue le 13 septembre, au lendemain de la première mondiale de Misty Green.

Ce prix ne signifie évidemment pas qu’une nomination aux Oscars est acquise.

Mais avec A24 derrière le film, un accueil critique aussi constant autour de son interprétation et une première étape importante à Toronto, Eleazar possède désormais plusieurs éléments susceptibles de la placer dans les discussions de la saison des récompenses.

L’Associated Press évoque déjà explicitement cette possibilité.

Le film de Chris Rock est beaucoup plus divisé

Sur Misty Green lui-même, le tableau est nettement moins uniforme.

The Guardian salue Eleazar mais reproche au film de multiplier les sujets sans toujours réussir à les développer : racisme dans l’industrie, santé mentale, dépendances, famille, rapports de classe et fonctionnement d’Hollywood se retrouvent tous dans le même récit.

Vulture se montre encore plus critique.

Le média estime que le film veut déconstruire certains clichés sur Hollywood mais finit parfois par reproduire lui-même des représentations assez familières, tandis que plusieurs personnages secondaires manquent de profondeur.

Screen Daily se place davantage entre les deux : les idées de Chris Rock sont jugées intéressantes et son regard sur l’industrie pertinent, mais la construction narrative apparaît plus fragile.

Parler d’un film qui « divise » est donc désormais justifié.

Pas parce que les premières notes formeraient déjà un parfait 50/50 statistique, mais parce que plusieurs critiques importantes aboutissent à des conclusions très différentes sur le travail de Chris Rock tout en s’accordant largement sur Eleazar.

Chris Rock revient à Hollywood douze ans après Top Five

Misty Green constitue le quatrième long métrage réalisé par Chris Rock.

Il avait commencé avec Head of State en 2003, avant I Think I Love My Wife en 2007 puis Top Five en 2014.

Ce dernier avait lui aussi été présenté au Festival de Toronto.

Douze ans plus tard, Rock revient donc vers un environnement qu’il connaît particulièrement bien : Hollywood, la célébrité et la difficulté de conserver une carrière une fois que l’industrie a décidé de regarder ailleurs.

La différence essentielle tient au personnage principal.

Cette fois, Rock ne se met pas lui-même au centre du récit. Il écrit une femme noire d’une trentaine d’années confrontée à des obstacles qui mêlent ses propres erreurs aux discriminations de l’industrie.

Le réalisateur expliquait également vouloir raconter Los Angeles comme une ville où richesse extrême et précarité peuvent se côtoyer à quelques mètres de distance.

Cette contradiction traverse directement la trajectoire de Misty : elle possède un Emmy et un passé de vedette, mais lutte désormais simplement pour payer ses dépenses et trouver un emploi.

Adam Driver, Daniel Kaluuya et Anna Kendrick restent en retrait

Le casting pourrait presque laisser croire à une énorme production chorale.

Autour de Rosalind Eleazar figurent :

  • Daniel Kaluuya ;
  • Adam Driver ;
  • Anna Kendrick ;
  • Chris Rock ;
  • Topher Grace ;
  • Anthony Anderson ;
  • Tracie Thoms.

Pourtant, le film reste avant tout centré sur Misty.

Daniel Kaluuya interprète son frère, confronté à des troubles psychiques. Adam Driver joue un ancien collègue avec lequel elle possède une relation particulièrement difficile. Chris Rock incarne pour sa part le cinéaste susceptible de lui offrir son grand retour.

Le choix de confier le premier rôle à Eleazar face à une telle distribution commence précisément à apparaître comme l’un des principaux paris réussis du projet.

Misty Green poursuit maintenant sa route à New York

Après Toronto, le prochain grand rendez-vous est déjà fixé.

Misty Green sera présenté au 64e New York Film Festival, où sa première américaine aura lieu le 26 septembre 2026, suivie de plusieurs autres projections.

Voir Misty Green au New York Film Festival

Le film devrait ensuite sortir dans les salles américaines à l’automne.

Un point reste toutefois à préciser : l’Associated Press annonce actuellement une sortie A24 le 9 octobre, tout comme plusieurs bases professionnelles. Mais la fiche officielle d’A24 affiche toujours simplement « 2026 — TBD » au 15 septembre.

Il est donc préférable d’attendre une mise à jour directe du distributeur avant de considérer cette date comme définitivement officialisée par A24.

Quand Misty Green sortira-t-il en France ?

En France, la réponse reste plus simple : aucune date de sortie n’est encore annoncée.

AlloCiné référence actuellement Misty Green comme « prochainement en salle », mais sans distributeur français ni date précise.

Le film devra donc encore trouver son calendrier dans l’Hexagone après son passage par Toronto et New York.

Ce qui a déjà changé, en revanche, c’est la manière dont il est présenté.

Avant Toronto, Misty Green était surtout le grand retour de Chris Rock derrière la caméra, accompagné de noms comme Adam Driver, Daniel Kaluuya et Anna Kendrick.

Après sa première mondiale, Rosalind Eleazar est devenue le principal sujet de conversation autour du film.

Et même si les critiques continuent de débattre de la réussite de Chris Rock comme réalisateur, elles semblent pour l’instant beaucoup moins hésitantes sur son actrice principale.

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