> ## Content Index
> Fetch the complete content index at: https://www.dernier-rush.fr/llms.txt
> Use this file to discover other available public pages before exploring further.

# By Any Means chute de 67 % au box-office : le public n’a pas suffi à sauver Mark Wahlberg et Yahya Abdul-Mateen II
- URL: https://www.dernier-rush.fr/by-any-means-mark-wahlberg-et-yahya-abdul-mateen-ii-demarrent-modestement-au-box-office/
- Published: 2026-09-07T19:15:57.000Z
- Updated: 2026-09-16T14:10:10.000Z
- Author: Thomas.S
- Tags: Films

Le premier week-end laissait encore la porte ouverte. Le deuxième l’a sérieusement refermée.

Sorti le 4 septembre aux États-Unis, *By Any Means* avait démarré avec 7,5 millions de dollars entre vendredi et dimanche, puis 9,2 millions en comptant le lundi férié du Labor Day. Pas de quoi parler d’un succès pour un film distribué dans 2 903 cinémas, mais pas nécessairement d’un désastre non plus : les thrillers criminels originaux ne sont plus, depuis longtemps, les productions les plus faciles à imposer en salles.

Une semaine plus tard, la situation est beaucoup moins encourageante.

Le film d’Elegance Bratton s’est effondré à **2,48 millions de dollars lors de son deuxième week-end américain**, soit une chute de **67 %**. Au 14 septembre, il cumule 13,72 millions de dollars aux États-Unis et au Canada. À l’international, les résultats disponibles restent faibles : The Numbers porte actuellement son total mondial à environ **14,6 millions de dollars**.

Pour un film dont le budget de production est désormais estimé à 29 millions de dollars par le même organisme, la carrière en salles prend une direction compliquée.

Et cette fois, le paradoxe est assez clair : ceux qui ont vu *By Any Means* semblent plutôt l’avoir apprécié. Le problème est qu’ils n’ont pas été assez nombreux.

## Le premier week-end n’était finalement pas le plus inquiétant

Avec ses 7,52 millions de dollars en trois jours, *By Any Means* s’était classé quatrième du box-office américain pour son lancement.

Le chiffre paraissait faible face à des productions beaucoup plus exposées comme *Spider-Man: Brand New Day* ou *L’Odyssée*, mais le contexte mérite d’être rappelé.

*By Any Means* n’est ni une franchise, ni une adaptation d’une propriété extrêmement connue, ni un blockbuster d’effets spéciaux. C’est un thriller policier historique classé R, situé dans le Mississippi de 1966 et reposant sur une histoire que la majorité du public connaît peu.

L’analyste David A. Gross estimait d’ailleurs au moment de sa sortie que cette ouverture était légèrement supérieure à la moyenne récente des thrillers criminels originaux.

Le problème n’est donc pas vraiment d’avoir commencé à 7,5 millions.

C’est d’avoir perdu deux tiers de cette audience dès la semaine suivante.

Le week-end du 11 au 13 septembre, le film conserve pourtant ses **2 903 cinémas**. Paramount ne lui retire donc pas brutalement ses écrans.

Malgré cela, sa moyenne tombe à environ **855 dollars par cinéma** sur l’ensemble du week-end.

Il passe de la quatrième à la dixième place.

Et ses recettes plongent à 2,48 millions.

[Les chiffres quotidiens et hebdomadaires sont détaillés par The Numbers](https://www.the-numbers.com/movie/By-Any-Means-%282026%29?ref=dernier-rush.fr).

## Même un bon accueil du public n’a pas créé de bouche-à-oreille

C’est probablement le résultat le plus frustrant pour Paramount.

À sa sortie, *By Any Means* avait obtenu un **B+ auprès de CinemaScore**, la société qui interroge directement les spectateurs américains sortant des premières séances.

Le score n’était pas exceptionnel, mais il était suffisamment positif pour imaginer une carrière plus stable.

Rotten Tomatoes dessine aujourd’hui un contraste encore plus marqué.

Les critiques restent divisées, avec **48 % d’avis positifs sur 73 critiques recensées**, tandis que le Popcornmeter atteint **89 % auprès de plus de 500 spectateurs vérifiés**.

La réception ressemble donc beaucoup à celle d’un film de genre que le public apprécie davantage que la presse.

Seulement, cette satisfaction ne s’est pas transformée en nouveaux billets vendus.

La chute de 67 % est particulièrement rude pour un thriller sans événement concurrent direct susceptible d’expliquer à lui seul un tel décrochage.

Le week-end suivant a certes vu arriver *Practical Magic 2* et *Runner*, tandis que *Spider-Man: Brand New Day* et *L’Odyssée* occupaient toujours une part importante du marché. Mais *By Any Means* avait encore le même nombre de salles.

Son problème était désormais l’envie d’y entrer.

## 13,7 millions de dollars aux États-Unis après onze jours

La trajectoire quotidienne montre à quel point le film a rapidement perdu de la vitesse.

Après le week-end prolongé du Labor Day, il atteignait 9,22 millions de dollars.

Le mardi 8 septembre lui apportait encore 883 923 dollars.

Le mercredi, il tombait à 491 840 dollars.

Le jeudi : 390 980 dollars.

Même le rebond traditionnel du samedi n’a ensuite pas suffi à ramener le film au-dessus de son niveau de la semaine précédente.

Au soir du dimanche 13 septembre, son cumul américain atteignait **13,47 millions de dollars**.

Le lundi 14 ajoute environ 256 000 dollars, portant le total à **13,72 millions**.

La conséquence est simple : **plus de la moitié des recettes américaines du film ont été réalisées pendant ses trois premiers jours**.

The Numbers calcule actuellement un multiplicateur de seulement 1,82 entre le premier week-end et le cumul domestique enregistré jusqu’ici.

La carrière n’est évidemment pas terminée, mais la marge de progression se réduit rapidement.

## Le budget de 29 millions change la lecture

Au moment du lancement, Paramount n’avait communiqué aucun budget public.

The Numbers référence désormais un **budget de production de 29 millions de dollars**.

Ce montant doit être manié avec prudence : ce n’est pas un chiffre publié ou confirmé directement par Paramount. Mais il permet au moins de mesurer l’ordre de grandeur du projet.

Avec environ 14,6 millions de dollars de recettes mondiales actuellement recensées par The Numbers, *By Any Means* n’a même pas encore atteint l’équivalent de son budget de production au box-office.

Et un film ne récupère évidemment pas l’intégralité du prix des billets : les cinémas conservent une partie des recettes, tandis que les dépenses de marketing et de distribution viennent s’ajouter au coût de fabrication.

Cela ne signifie pas qu’un film à 29 millions doit nécessairement engranger un montant précis avant de devenir rentable. Les accords avec les salles, les dépenses promotionnelles et les recettes futures en VOD, télévision ou streaming rendent ce calcul beaucoup plus complexe.

Mais à ce stade, une chose peut être dite sans extrapolation : **sa carrière en salles est très loin d’avoir remboursé son investissement sur la seule base des chiffres publics disponibles**.

## L’international ne prend pas encore le relais

C’est l’autre faiblesse du film.

The Numbers recense actuellement environ **912 000 dollars à l’international**, contre 13,72 millions en Amérique du Nord.

L’Australie représente à elle seule un peu plus de 500 000 dollars parmi les marchés détaillés, devant les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Finlande ou encore le Portugal.

Les données internationales peuvent arriver avec davantage de retard que les chiffres américains, et Box Office Mojo comptabilise actuellement un total étranger légèrement différent. Il serait donc inutile de faire croire que les recettes mondiales sont figées au dollar près.

La tendance, en revanche, est claire.

*By Any Means* dépend pour l’instant presque entièrement du marché nord-américain.

Pour un film qui peine déjà à tenir après son premier week-end aux États-Unis, l’absence de véritable relais international rend le redressement encore plus difficile.

## En France, la sortie reste étrangement floue

La situation française mérite d’ailleurs d’être corrigée par rapport aux premières informations publiées autour du film.

The Numbers référence actuellement une sortie française au **2 septembre 2026**.

Pourtant, AlloCiné continue de classer *By Any Means* comme **« prochainement en salle »**, sans date française ni distributeur renseigné.

Aucun box-office français n’apparaît non plus dans les territoires actuellement détaillés par The Numbers.

Dans ces conditions, il serait imprudent d’affirmer que le film est effectivement sorti dans les cinémas français le 2 septembre.

En attendant une communication d’un distributeur ou une programmation française vérifiable, la sortie du film en France reste donc à considérer comme **non confirmée clairement**.

## Un thriller construit sur une histoire beaucoup moins simple que son pitch

Le box-office ne doit pas faire oublier ce que le film essaie de raconter.

*By Any Means* se déroule dans le Mississippi de 1966, après l’assassinat de **Vernon Dahmer**, entrepreneur, président local de la NAACP et militant particulièrement engagé dans l’inscription des électeurs noirs.

Dans la nuit du 10 janvier 1966, des membres du Ku Klux Klan attaquent sa maison et son commerce. Dahmer riposte afin de permettre à sa famille de s’échapper, mais succombe le lendemain à ses blessures.

Giancarlo Esposito l’incarne dans le film.

L’enquête conduit à une partie beaucoup plus improbable de l’histoire : l’utilisation par le FBI de **Gregory Scarpa**, membre de haut rang de la famille mafieuse Colombo et informateur de l’agence.

Mark Wahlberg joue Scarpa.

Mais le duo placé au centre du film n’est pas entièrement historique.

Yahya Abdul-Mateen II incarne l’agent Wayne Strider, que Paramount présente comme un **personnage composite fictif**, inspiré de l’expérience d’agents noirs du FBI de l’époque.

[Paramount revient elle-même sur le mélange entre faits réels et dramatisation utilisé par le film](https://www.paramount.com/news/inside-by-any-means-with-yahya-abdul-mateen-ii-mark-wahlberg-and-elegance-bratton?ref=dernier-rush.fr).

Cette précision est essentielle : *By Any Means* ne prétend pas reconstituer chaque étape de l’enquête avec une fidélité documentaire.

Elegance Bratton voulait en faire un thriller.

## Elegance Bratton a pourtant mené une vraie enquête avant le tournage

Le réalisateur n’a pas simplement repris le scénario de Sascha Penn tel quel.

Avant le tournage, Elegance Bratton et son mari et producteur Chester Algernal Gordon ont rencontré des membres des deux familles directement concernées par l’histoire.

Bettie Dahmer, fille de Vernon, et Ellie Dahmer, sa veuve, ont été consultées.

Du côté Scarpa, le réalisateur a parlé avec Greg Scarpa Jr. et Linda Scarpa.

Il dit également avoir échangé avec le FBI, des personnes liées aux poursuites judiciaires et même certains anciens membres du Klan afin de comprendre le contexte dans lequel l’histoire s’était déroulée.

Bratton a expliqué à *Entertainment Weekly* que son expérience de documentariste l’avait justement poussé à déterminer où se trouvait la frontière entre ce qui était vérifiable et ce que le scénario avait inventé pour fonctionner comme film de genre.

Cette frontière explique en partie les réactions critiques partagées.

Certains ont apprécié l’énergie de buddy movie et la prestation de Yahya Abdul-Mateen II.

D’autres ont reproché au film de traiter un épisode extrêmement lourd de l’histoire des droits civiques avec les codes beaucoup plus jubilatoires d’un thriller de vengeance.

Rotten Tomatoes résume aujourd’hui cette division avec un Tomatometer sous les 50 %, malgré un accueil public nettement meilleur.

## Le film voulait aussi être un spectacle populaire

Elegance Bratton ne cache d’ailleurs pas cette ambition.

Dans le matériel officiel de Paramount, il cite **John Woo, Goodfellas et Inglourious Basterds** parmi ses influences.

L’objectif n’était donc pas de fabriquer un biopic austère.

Le réalisateur voulait utiliser l’histoire de Vernon Dahmer comme point d’ancrage d’un film criminel accessible, violent et parfois spectaculaire.

Mark Wahlberg décrivait lui-même le duo Scarpa-Strider comme une occasion de jouer sur l’humour, la confrontation et les différences entre deux hommes qui n’ont pratiquement aucune raison de travailler ensemble.

Ce choix rend peut-être le résultat plus immédiatement commercial sur le papier.

Il rend également son échec à élargir son public plus frappant.

*By Any Means* possède deux acteurs reconnus, une histoire vraie improbable, une campagne de sortie nationale et des réactions spectateurs plutôt positives.

Cela n’a pas suffi à provoquer la curiosité nécessaire pour tenir plus d’une semaine.

## Mark Wahlberg retrouvera malgré tout bientôt l’une de ses anciennes franchises

Ce résultat ne ralentit évidemment pas à lui seul la carrière de Mark Wahlberg.

Paramount développe parallèlement une nouvelle suite de *Braquage à l’italienne*, le film de 2003 dans lequel l’acteur incarnait Charlie Croker.

Paul Feig est actuellement en discussions pour la réaliser, même si aucun retour de Wahlberg n’est encore officiellement annoncé.

Dernier Rush a détaillé [où en est réellement la suite de Braquage à l’italienne et les négociations avec Paul Feig](https://www.dernier-rush.fr/braquage-a-litalienne-paramount-prepare-enfin-une-suite-avec-paul-feig/).

Le contraste est intéressant.

*By Any Means* tente de vendre une nouvelle histoire sans marque installée et peine à dépasser son premier cercle de spectateurs.

Pendant ce temps, Paramount regarde à nouveau vers une propriété vieille de plus de vingt ans.

Ce n’est évidemment pas la preuve qu’un film original ne peut plus fonctionner en salles. Mais le parcours de *By Any Means* rappelle à quel point l’équation est devenue difficile pour les thrillers adultes de milieu de gamme.

## Le film peut encore vivre après les salles

Il est encore trop tôt pour connaître la valeur finale de *By Any Means*.

Le film continue son exploitation.

D’autres territoires peuvent encore s’ajouter aux chiffres internationaux.

Et surtout, un thriller porté par Mark Wahlberg possède une vie commerciale qui ne s’arrête pas nécessairement au box-office : location numérique, achat, télévision et streaming peuvent représenter une part importante de ses recettes sur la durée.

Mais la question posée après le premier week-end possède désormais une réponse.

Le B+ CinemaScore n’a pas provoqué le maintien espéré.

Le public qui a découvert *By Any Means* semble globalement satisfait. Il n’a simplement pas convaincu assez de nouveaux spectateurs de le rejoindre.

Après une ouverture modeste mais défendable, **la chute de 67 % du deuxième week-end est désormais le vrai chiffre qui raconte sa carrière**.