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# Buddy dépasse 21 millions au box-office : le film d’horreur à 3 millions confirme son succès
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- Published: 2026-09-07T08:26:55.000Z
- Updated: 2026-09-16T08:19:28.000Z
- Author: Thomas.S
- Tags: Films

La hausse du deuxième week-end pouvait encore s’expliquer en partie par l’ajout massif de salles. Le troisième permet désormais d’y voir plus clair : *Buddy* est bien en train de devenir l’un des petits succès horrifiques les plus inattendus de cette fin d’été américaine.

Réalisée par Casper Kelly, la comédie horrifique autour d’une immense licorne orange psychopathe a désormais dépassé **21,7 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord**, après avoir été produite pour un budget référencé à environ 3 millions de dollars.

Le film est ainsi devenu le premier titre distribué par Roadside Attractions depuis la pandémie à franchir les 20 millions de dollars sur le marché nord-américain.

Et surtout, après avoir réalisé l’exploit rare de gagner de l’argent entre son premier et son deuxième week-end, *Buddy* a limité sa baisse à **38 % lors du troisième**, malgré l’arrivée de plusieurs grosses nouveautés.

## Buddy atteint désormais 21,75 millions de dollars

The Numbers comptabilise **21 748 706 dollars** de recettes nord-américaines au 14 septembre 2026.

Le site référence parallèlement un budget de production de **3 millions de dollars**.

La comparaison est évidemment spectaculaire : le box-office représente désormais plus de sept fois ce budget.

Mais cela ne signifie pas que Roadside Attractions, Saban Films et les producteurs ont simplement empoché près de 19 millions de dollars de bénéfice.

Les exploitants conservent une partie des recettes des billets, les frais de distribution et de marketing viennent s’ajouter au coût de fabrication et le montant de 3 millions correspond au budget de production référencé, pas à l’ensemble des dépenses engagées autour du film.

Le résultat n’en reste pas moins remarquable pour une production originale sans franchise, sortie dans moins de 1 800 salles.

## Son deuxième week-end a finalement progressé de 6 %

Les chiffres définitifs sont légèrement différents des premières estimations disponibles au moment de la publication initiale de cet article.

*Buddy* avait commencé avec **5 464 870 dollars** du 28 au 30 août dans 1 277 cinémas.

Une semaine plus tard, il atteint **5 802 653 dollars** sur le week-end du 4 au 6 septembre.

La progression exacte est donc d’environ **6 %**.

C’est extrêmement inhabituel.

Pour un film bénéficiant d’une véritable sortie nationale, le scénario habituel consiste à concentrer l’essentiel de la curiosité sur le premier week-end avant de perdre une partie de son audience à partir du deuxième.

*Buddy* fait l’inverse.

Mais il y a une nuance importante.

## Le film avait gagné près de 500 salles

La progression ne peut pas être attribuée uniquement à un bouche-à-oreille miraculeux.

Roadside et Saban ont considérablement élargi la distribution après le lancement.

Le film passe de :

**1 277 salles le premier week-end**

à

**1 771 salles le deuxième.**

Soit **494 établissements supplémentaires**.

Cette extension fait logiquement augmenter le potentiel de recettes.

La moyenne par cinéma baisse d’ailleurs de **4 279 dollars à 3 276 dollars** entre les deux week-ends.

Autrement dit, une salle moyenne accueillant *Buddy* a généré moins d’argent qu’au lancement.

Mais l’élément positif reste évident : les distributeurs ont été suffisamment convaincus par les premiers résultats pour obtenir presque 500 écrans supplémentaires, et le film a trouvé suffisamment de spectateurs sur ce nouveau parc pour faire progresser son chiffre global.

TheWrap rapporte qu’AMC et Regal font notamment partie des chaînes ayant accordé davantage de place au film après son lancement.

## Le troisième week-end confirme que Buddy ne reposait pas seulement sur son expansion

C’était donc le véritable test.

Sans une nouvelle augmentation massive du nombre de salles, comment le film allait-il se comporter ?

Du **11 au 13 septembre**, *Buddy* rapporte encore **3 619 422 dollars** dans environ 1 720 salles.

La baisse est de **38 %**.

Il conserve ainsi la sixième place du box-office nord-américain derrière *Practical Magic 2*, *Spider-Man: Brand New Day*, *The Odyssey*, *Runner* et *Coyote vs. Acme*.

Le parc de salles a légèrement diminué par rapport au week-end précédent, et pourtant le film conserve plus de 60 % de ses recettes.

Il n’est donc plus nécessaire de considérer le deuxième week-end comme une anomalie uniquement provoquée par son expansion.

Sa trajectoire commence réellement à montrer des jambes.

Au soir du dimanche 13 septembre, *Buddy* atteignait 21,39 millions de dollars. Le lundi suivant le portait à 21,75 millions.

## Roadside n’avait plus dépassé 20 millions depuis la pandémie

Pour le distributeur, le résultat possède une importance particulière.

TheWrap indiquait dès le 8 septembre que *Buddy* était en passe de devenir **le premier film Roadside Attractions depuis la pandémie de Covid-19 à dépasser 20 millions de dollars au box-office domestique**.

C’est désormais fait.

Le média estime également qu’un passage au-dessus de **25 millions de dollars** placerait *Buddy* parmi les plus gros succès historiques de Roadside, derrière notamment *I Can Only Imagine* et *Manchester by the Sea*.

Cette barre n’est pas encore franchie.

Avec 21,75 millions et une quatrième semaine d’exploitation qui approche, elle devient néanmoins accessible si le film continue à conserver correctement ses séances.

## Le lancement avait déjà largement dépassé les prévisions

Le succès n’a pas commencé avec le deuxième week-end.

Avant sa sortie, les premières projections situaient *Buddy* autour de **2,5 millions de dollars** pour son lancement.

Le film en réalise plus du double.

Deadline relevait alors plusieurs records internes : meilleur démarrage de Roadside depuis la pandémie, deuxième meilleur lancement de l’histoire du distributeur à ce moment-là et plus gros week-end d’ouverture de l’histoire de Saban Films.

Roadside soulignait également qu’il s’agissait alors du meilleur lancement de 2026 pour un film sorti dans moins de 1 800 cinémas.

La réaction des exploitants devient beaucoup plus compréhensible dans ce contexte.

Lorsque les résultats dépassent largement les prévisions, les chaînes ont intérêt à ajouter rapidement des séances.

## Roadside et Saban ont volontairement changé la date au dernier moment

La stratégie de sortie a également joué.

Lorsque Roadside Attractions et Saban Films acquièrent les droits nord-américains après Sundance, la sortie était initialement annoncée pour le **4 septembre**.

Les distributeurs décident finalement d’avancer le film au **28 août**, une semaine avant le week-end prolongé de Labor Day.

TheWrap explique que cette stratégie permet de bénéficier d’un premier week-end classique puis, si la demande suit, d’utiliser la période fériée pour étendre fortement la sortie.

C’est exactement ce qui s’est produit.

Le premier week-end a dépassé les prévisions.

AMC, Regal et d’autres exploitants ont ajouté des salles.

Puis *Buddy* a profité du week-end de Labor Day pour faire mieux que lors de son démarrage.

## La campagne marketing a volontairement évité une bande-annonce traditionnelle

L’autre choix inhabituel vient de la promotion.

Casper Kelly explique que plusieurs véritables bandes-annonces ont bien été montées.

Mais l’équipe estimait qu’elles révélaient trop de choses.

Roadside et Saban ont donc préféré sortir **trois teasers courts** mettant essentiellement en avant le concept, la mascotte et le nom du réalisateur de *Too Many Cooks*, sans dévoiler toute la mécanique du film.

Le distributeur voulait, selon son coprésident Eric d’Arbeloff, **transformer Buddy lui-même en personnage identifiable avant même que le public découvre le film**.

L’affiche joue exactement sur cette logique : une immense licorne orange issue d’une émission enfantine, mais dont le corps et le comportement suggèrent immédiatement quelque chose de beaucoup moins innocent.

Le marketing vend donc moins l’intrigue qu’une image facile à comprendre et à partager.

## Pourquoi Too Many Cooks a été aussi important

Casper Kelly n’était pas complètement inconnu avant ce premier long-métrage.

Il reste surtout associé à ***Too Many Cooks***, court métrage diffusé sur Adult Swim en 2014.

Le projet commence comme un générique interminable de sitcom américaine des années 1980 avant de devenir progressivement beaucoup plus étrange, violent et absurde.

Mis en ligne ensuite sur YouTube, il a accumulé des dizaines de millions de vues.

*Buddy* fonctionne avec une logique comparable.

Il commence dans un univers extrêmement familier : une émission éducative pour enfants des années 1990.

Tout est coloré.

Les enfants chantent.

Des objets parlants donnent des conseils.

Et une mascotte encourage tout le monde à être heureux.

Puis la mécanique se dérègle.

Roadside a donc utilisé la réputation de *Too Many Cooks* presque comme une marque : plutôt que d’expliquer toute l’histoire de *Buddy*, les teasers indiquaient simplement qu’il s’agissait du nouveau film de son réalisateur.

## Buddy transforme une émission pour enfants en cauchemar

L’histoire se déroule d’abord dans ***It’s Buddy!***, faux programme jeunesse dirigé par une immense licorne orange.

Un groupe d’enfants doit chanter, danser et participer aux activités proposées par Buddy.

Tout fonctionne tant que chacun respecte les règles du spectacle.

Lorsqu’un enfant refuse de participer, la façade commence à se fissurer.

La mascotte se révèle beaucoup moins bienveillante qu’elle n’en avait l’air.

Le film utilise ensuite cette première idée pour élargir progressivement sa réalité et interroger le rapport entre enfants, télévision, souvenirs et personnages médiatiques.

**Keegan-Michael Key** prête sa voix à Buddy.

**Cristin Milioti** joue Grace et **Delaney Quinn** incarne Freddy.

Topher Grace, Michael Shannon et Patton Oswalt complètent la distribution.

Roadside référence une durée de **95 minutes** et une classification américaine R pour violence sanglante, drogue et langage impliquant notamment des enfants.

## La réception critique est meilleure que ne pouvait le laisser penser le concept

Le film n’a pas seulement profité d’un visuel viral.

Au 16 septembre, Rotten Tomatoes affiche **88 % d’avis positifs sur 128 critiques** et 76 % auprès du public vérifié.

Le consensus critique du site salue notamment sa manière de détourner l’esthétique rassurante des programmes pour enfants pour la transformer en comédie horrifique.

Metacritic affiche un score plus modéré de **64/100**, basé sur onze critiques.

Les avis ne sont donc pas unanimement enthousiastes.

Plusieurs publications reprochent au concept de s’étirer ou de perdre de sa force après son excellent point de départ.

Mais la réception générale reste suffisamment positive pour accompagner une sortie indépendante reposant beaucoup sur la curiosité et les recommandations entre spectateurs.

## Buddy a déjà eu sa première française

La situation française mérite également une correction.

Au moment de la première version de cet article, aucune exploitation française n’était encore identifiée.

Depuis, *Buddy* a été présenté en **première française à L’Étrange Festival**, à Paris.

Le festival a organisé deux séances :

**5 septembre à 19 heures**

et

**8 septembre à 19 h 30.**

L’Étrange Festival présente lui-même le film comme un croisement entre *Vidéodrome* et *L’Île aux enfants*, en insistant sur la manière dont Casper Kelly utilise le programme jeunesse pour créer un cauchemar télévisuel.

Cela ne constitue cependant pas une sortie nationale.

## Quand Buddy sortira-t-il vraiment en France ?

Pour l’instant, **aucune date de sortie commerciale française n’est annoncée**.

Pas de lancement national au cinéma.

Pas de plateforme française officiellement attachée au film.

Pas de date en VOD communiquée pour le marché français.

La première à L’Étrange Festival prouve toutefois que le film est déjà entré dans le circuit français des festivals.

Son succès américain pourrait maintenant faciliter une distribution plus large.

Ce qui devait initialement être un petit film de genre acheté après Sundance est en tout cas devenu beaucoup plus difficile à ignorer.

Avec **21,75 millions de dollars engrangés en moins de trois semaines**, *Buddy* a déjà dépassé largement les attentes initiales, résisté après son extension à près de 1 800 salles et franchi une barre que Roadside Attractions n’avait plus atteinte depuis la pandémie.

La petite licorne orange n’a donc plus seulement réussi un étrange deuxième week-end.

Elle est désormais devenue un vrai petit succès de cinéma indépendant.