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À cran : Audrey Fleurot enquête sur le meurtre qu’elle a elle-même commis dans le nouveau thriller Netflix

À cran : Audrey Fleurot enquête sur le meurtre qu’elle a elle-même commis dans le nouveau thriller Netflix
@Franck Castel/ABACAPRESS.COM

Audrey Fleurot revient à l’univers de l’enquête policière, mais dans une situation beaucoup plus inconfortable que celles auxquelles ses personnages l’ont habituée. L’actrice vient de commencer le tournage d’À cran, titre encore provisoire d’un nouveau thriller français destiné à Netflix dans lequel elle interprétera une commandante de police obligée d’enquêter sur le meurtre d’un homme qu’elle a elle-même tué quelques heures auparavant.

Le tournage a débuté ce lundi 21 septembre 2026 et doit se dérouler entre la région lyonnaise et l’Île-de-France. Audrey Fleurot partagera notamment l’affiche avec Camélia Jordana, Mathieu Demy, Jérémy Gillet et Oumar Diaw. Derrière la caméra, Netflix retrouve Samuel Bodin, déjà passé par la plateforme avec Marianne et Furies.

Le projet possède surtout un point de départ particulièrement efficace : À cran est inspiré du thriller sud-coréen The Chronicles of Evil, réalisé par Baek Woon-hak et sorti en 2015. Le nouveau film français reprend son idée centrale, celle d’un policier qui tente de dissimuler la mort d’un homme avant de découvrir que le cadavre a volontairement été placé devant son commissariat et qu’il doit désormais mener lui-même l’enquête.

Aucune date de sortie n’a encore été annoncée par Netflix.

Audrey Fleurot va devoir enquêter sur son propre crime

Dans À cran, Audrey Fleurot incarnera Claire Zeller, une commandante de police respectée dont la carrière est sur le point de franchir une nouvelle étape. Elle doit prochainement être promue et sa vie privée s’apprête elle aussi à changer puisque sa compagne attend un enfant.

Cette situation apparemment stable vole en éclats lorsqu’elle est violemment agressée par un homme.

Claire finit par l’abattre, puis prend une décision qui va transformer un acte commis dans des circonstances extrêmes en véritable cauchemar : plutôt que d’alerter ses collègues et d’assumer immédiatement ce qui vient de se produire, elle quitte les lieux.

Le lendemain matin, elle découvre pourtant que quelqu’un sait exactement ce qu’elle a fait.

Le corps de l’homme qu’elle a tué est suspendu au bout d’une grue de chantier, directement devant les fenêtres de son commissariat. Claire ne peut plus simplement espérer que l’affaire disparaisse avec son agresseur puisqu’elle est elle-même chargée d’enquêter sur son meurtre.

C’est autour de ce paradoxe que le film doit construire sa tension. La policière connaît déjà une partie de la réponse à l’énigme puisqu’elle sait comment l’homme est mort, mais elle ignore qui a récupéré son corps, pourquoi il a été déplacé et surtout pourquoi quelqu’un a choisi de l’exposer précisément devant son lieu de travail.

Son enquête devrait donc fonctionner sur deux niveaux : découvrir qui cherche à la piéger tout en empêchant ses propres collègues de comprendre qu’elle se trouve directement au centre de l’affaire.

Le synopsis communiqué au lancement du tournage évoque ainsi un « engrenage inarrêtable » susceptible de lui faire perdre tout ce qu’elle possède. Cette formulation correspond parfaitement au mécanisme du film sud-coréen dont À cran s’inspire : une première faute entraîne une dissimulation, puis chaque tentative destinée à protéger la précédente réduit progressivement les possibilités de sortie.

À cran adapte The Chronicles of Evil, un thriller coréen qui avait dépassé les deux millions d’entrées

À cran n’est donc pas construit à partir d’un scénario entièrement original. Le nouveau projet Netflix transpose en France le principe de The Chronicles of Evil, sorti dans les salles sud-coréennes le 14 mai 2015.

Dans le film de Baek Woon-hak, Son Hyun-joo interprète Choi Chang-sik, un inspecteur de la brigade criminelle reconnu par ses collègues et sur le point d’obtenir une promotion. Après une soirée organisée pour célébrer sa réussite professionnelle, il est agressé et tue accidentellement un homme au cours de l’affrontement.

Craignant que l’incident ne compromette sa carrière, il décide de dissimuler ce qui s’est passé. Le lendemain, il découvre pourtant le cadavre suspendu devant son commissariat et se retrouve chargé de l’enquête.

La proximité avec le synopsis d’À cran est donc évidente, même si la version française modifie déjà plusieurs éléments autour de son personnage principal. Choi Chang-sik devient Claire Zeller et le scénario ajoute notamment la grossesse de sa compagne, faisant peser la menace non seulement sur la carrière de la policière mais également sur la famille qu’elle est en train de construire.

Le film original n’était d’ailleurs pas une production confidentielle restée inconnue en dehors de la Corée du Sud. Selon les données officielles du Korean Film Council consacrées à The Chronicles of Evil, le thriller avait enregistré plus de 2,19 millions d’entrées dans son pays.

Il réunissait notamment Son Hyun-joo, Ma Dong-seok, également connu internationalement sous le nom de Don Lee, Choi Daniel et Park Seo-joon. Le film durait 102 minutes et mélangeait thriller policier, dissimulation et jeu de manipulation autour d’un enquêteur progressivement pris au piège de ses propres décisions.

Netflix ne semble donc pas avoir choisi un simple concept à adapter, mais un thriller dont la mécanique narrative avait déjà trouvé un large public.

Samuel Bodin retrouve Netflix après Marianne et Furies

La réalisation d’À cran a été confiée à Samuel Bodin, un choix particulièrement cohérent avec le ton que laisse imaginer le synopsis.

Le réalisateur entretient déjà une histoire importante avec Netflix. Il reste notamment associé à Marianne, la série horrifique française lancée en 2019 et devenue avec le temps l’un des titres français les plus identifiables de la plateforme auprès des amateurs de genre.

Plus récemment, Samuel Bodin a également travaillé sur Furies, autre production française Netflix située cette fois dans l’univers du crime organisé parisien.

Avec À cran, il reste donc dans le registre du thriller, mais avec une mécanique différente : le danger ne semble pas venir d’un univers fantastique ou d’une organisation criminelle tentaculaire, mais de la culpabilité du personnage principal et de la personne qui connaît manifestement son secret.

Cette proximité avec Netflix est également intéressante au moment où la plateforme continue d’élargir sa production française au-delà des seules séries. Le service possède déjà plusieurs franchises françaises capables de voyager à l’international, dont Lupin. Dernier Rush revenait d’ailleurs récemment sur la Partie 4 de Lupin, qui fera revenir Assane Diop sur Netflix le 23 octobre 2026.

À cran s’inscrit évidemment dans une catégorie très différente, puisqu’il s’agit ici d’un thriller autonome plutôt que d’une série installée, mais le projet confirme l’intérêt persistant de Netflix pour des productions françaises reposant sur des figures très identifiables auprès du public local.

Et Audrey Fleurot correspond parfaitement à cette logique.

Audrey Fleurot change de registre après HPI

Le choix d’Audrey Fleurot possède forcément une résonance particulière tant l’actrice reste associée, pour le grand public français, au succès considérable de HPI.

Elle y interprétait Morgane Alvaro, personnage exubérant doté d’un haut potentiel intellectuel qui intervenait auprès de la police pour résoudre des enquêtes. À cran replace donc l’actrice dans un environnement policier mais renverse complètement sa position.

Claire Zeller n’est pas une consultante extérieure capable de comprendre un crime avant tout le monde. Elle est elle-même impliquée dans celui qu’elle doit résoudre.

Le contraste devrait également être important dans le ton. Le synopsis d’À cran ne laisse pour l’instant entrevoir aucune dimension de comédie policière. Il repose au contraire sur la peur d’être découverte, la dissimulation d’un homicide et la certitude qu’une personne inconnue manipule les événements autour de Claire.

La carrière du personnage accentue encore la tension. Sa future promotion lui donne immédiatement quelque chose à perdre, tandis que la grossesse de sa compagne ajoute une menace personnelle à sa chute potentielle.

L’intérêt du récit ne devrait donc pas être seulement de savoir qui a déplacé le cadavre. La question sera également de découvrir jusqu’où Claire est prête à aller pour protéger la vie qu’elle s’est construite.

C’est précisément ce qui faisait fonctionner The Chronicles of Evil. Le film original plaçait son protagoniste dans une position où chaque décision apparemment destinée à sauver sa carrière compliquait davantage sa situation. La version française possède désormais la possibilité de déplacer une partie de ce conflit vers la sphère familiale.

Camélia Jordana et Mathieu Demy complètent le casting

Netflix ne s’est pas contenté d’annoncer Audrey Fleurot pour porter le film.

Camélia Jordana, Mathieu Demy, Jérémy Gillet et Oumar Diaw font également partie de la distribution annoncée lors du lancement de la production. Pour le moment, leurs rôles respectifs n’ont pas été détaillés publiquement.

Cette absence d’informations est assez importante compte tenu de la nature du scénario.

Une grande partie du suspense devrait forcément reposer sur l’identité de la personne qui connaît la vérité sur Claire, mais aussi sur le niveau de suspicion de ses collègues. Attribuer dès aujourd’hui les différentes fonctions aux acteurs reviendrait donc à spéculer sur des éléments que Netflix n’a pas encore communiqués.

Le scénario est signé par Corinne Garfin, Samuel Bodin, Régis Blondeau et Mathieu Missoffe. Le film est produit par Édouard de Vésinne-Larüe, Muriel Sauzay et Florent Gellie.

Cette équipe devra surtout réussir un exercice souvent délicat avec les remakes : conserver la force du concept d’origine tout en donnant une véritable identité française à l’histoire.

La transformation du héros masculin coréen en commandante de police dont la compagne est enceinte constitue déjà une évolution suffisamment importante pour laisser penser qu’À cran ne se contentera pas de reproduire scène par scène le film de 2015.

Le tournage d’À cran passe notamment par Lyon

Le tournage vient officiellement de commencer ce 21 septembre 2026 et les prises de vues doivent être réparties entre la région lyonnaise et l’Île-de-France.

La présence de la production à Lyon est également confirmée par Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma, qui référence À cran parmi les tournages accueillis dans la région et évoque environ 20 jours de prises de vues à Lyon.

Il sera intéressant de voir à quel point la ville sera identifiable dans le film.

Le choix du décor possède une certaine importance puisque le commissariat et son environnement immédiat jouent un rôle central dans le point de départ de l’histoire. Le corps de l’homme tué par Claire étant volontairement exposé devant son lieu de travail, le cadre urbain ne devrait pas seulement servir d’arrière-plan : il participe directement à la mise en scène du piège.

Pour le moment, Netflix n’a néanmoins pas détaillé les lieux de tournage précis ni indiqué si l’histoire elle-même sera officiellement située à Lyon ou si certains décors de la région serviront à représenter une autre ville.

Il vaut donc mieux éviter d’affirmer que Claire Zeller sera une policière lyonnaise tant que cette information n’a pas été confirmée.

Quand À cran sortira-t-il sur Netflix ?

C’est la principale information qui manque encore.

Netflix n’a annoncé aucune date de sortie pour À cran.

La production venant tout juste de démarrer en septembre 2026, le film devra encore terminer son tournage puis passer par l’ensemble de sa postproduction avant que la plateforme puisse arrêter son calendrier de diffusion.

Il serait donc prématuré de lui attribuer une sortie précise en 2027, même si cette période peut naturellement sembler plausible compte tenu du stade actuel de production. Tant que Netflix n’a pas communiqué de fenêtre officielle, aucune année ne doit être considérée comme garantie.

Le titre lui-même peut encore évoluer. À cran est actuellement présenté comme un titre provisoire, ce qui signifie que Netflix pourrait décider de le modifier avant le lancement de sa campagne promotionnelle.

Aucune première image officielle du film, aucune affiche et aucune bande-annonce n’ont encore été dévoilées non plus. L’annonce du 21 septembre correspond réellement au début de la production et non au lancement de la promotion auprès du public.

Il faudra donc probablement attendre la fin du tournage ou une prochaine présentation de la programmation française de Netflix pour obtenir une première fenêtre de diffusion.

En attendant, le projet possède déjà une proposition particulièrement claire : faire d’Audrey Fleurot une policière chargée d’enquêter sur la mort de l’homme qu’elle a elle-même abattu, alors qu’une personne inconnue semble avoir organisé toute la scène pour l’obliger à regarder son propre crime en face.

Une mécanique simple sur le papier, mais redoutablement efficace lorsqu’elle fonctionne.

Et avec un thriller coréen ayant dépassé les deux millions d’entrées comme point de départ, Samuel Bodin derrière la caméra et Audrey Fleurot au centre de l’engrenage, À cran devient dès son premier jour de tournage l’un des nouveaux films français Netflix à surveiller.

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